Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

TECHNIQUES ALTERNATIVES
Respecter l’équilibre naturel

Le 17 juin dernier à Rivarennes, Jean-François et Régis Feignon ont partagé leur expérience de l’agriculture de conservation des sols, mise en pratiques depuis presque dix ans sur leur exploitation, avec une dizaine d’agriculteurs.

"Tout a commencé sur une parcelle de colza qui n’avait pas été travaillée de l’été et nous étions à 15 jours de semer le blé. Nous avons creusé un trou avec la pelleteuse et avons observé la structure du sol », expose Jean-François Feignon. C’était le point de départ d’une réflexion autour de la conservation du sol. C’est ainsi que les deux frères observent, s’informent, se forment, rencontrent et échangent avec des gens qui ont de l’expérience pour d’abord comprendre le système. Le réseau se crée. Même s’ils regrettent « le manque de recul pour bien faire », les exploitants se tournent vers cette méthode alternative à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques qu’ils mettent en pratique pour exploiter leurs terres avec 
des potentiels qu’ils qualifient de moyens : plus de travail du sol, couverture permanente et allongement de la rotation. « Le premier gain est économique ». Ils réalisent des économies de charges opérationnelles et de structures : gain de l’ordre de 30 à 50 L/ha de carburant, moins de matériel et de frais de mécanique notamment. 


UNE AGRICULTURE DURABLE

« Dans la nature, tout est équilibré. A nous de trouver les bonnes formules pour continuer de produire et respecter cet équilibre ». Dans leur système, les frères Feignon n’effectuent aucun travail du sol après récolte : ni travail superficiel, ni déchaumage. « Le labours pour les vers de terre, c’est comme un séisme pour nous. Après chaque passage, il faut reconstruire ». « On peut presque comparer ce système agricole de conservation des sols à celui du milieu forestier : les feuilles tombent, se décomposent en humus et forment la biomasse, restituée au sol ». Ils n’utilisent plus d’insecticides ni d’anti-limace. « Le milieu est équilibré grâce à nos pratiques moins stressantes pour les plantes et donc nécessite moins d’interventions ». Ils sèment notamment un mélange luzerne/lothier en couverture permanente sous les grandes cultures. La luzerne reste en place 4-5 ans. « Elle apporte de la verticalité à la structure du sol grâce à son enracinement et surtout capte l’azote contenu dans l’air qu’elle libère progressivement, limitant ainsi le stress à la culture. » Grâce à ce couvert permanent, les exploitants estiment réaliser une économie de 200 € pour produire 1 ha de blé. D’autres couverts comme le sarrasin, les féveroles ou le sorgho sont utilisés comme interculture pour favoriser l’équilibre microbiologique du sol. « Chaque plante a des avantages. En comprenant le cycle des végétaux, on apprend à mieux les utiliser, réaliser les meilleures associations pour atteindre notre objectif de protéger le milieu et assurer la production ». Pour JeanFrançois Feignon : « Les champs sont comme le bâtiment photovoltaïque : on capte l’énergie disponible pour la transformer en électricité ou en amidon ! » 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 6.25€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Vignette
Adventices : Lutter avant, pendant et après la moisson
 Limiter la propagation des adventices d’une parcelle à l’autre, un des fils rouges des moissons. 
Vignette
Des rendements hétérogènes mais de la qualité
Les moissons battent leur plein aux quatre coins du département.
Vignette
Un levier économique à activer
En zone intermédiaire, l’arrosage des cultures est indispensable au développement de l’agriculture.
En chemin vers l’agriculture de conservation avec un GIEE
AgroFerti36, c’est le nom que s’est choisi un collectif d’agriculteurs qui a décidé d’améliorer la fertilité de son sol en s’inspirant de l’agricultur
Vignette
La graine de consommation, un pari d’avenir
Victor Renaudat a fait le choix d’investir dans la culture de graines alimentaires.
Vignette
La corne, une ressource pour le sol
Autrefois jetée, la corne des bovins est désormais utilisée comme engrais. Un produit réalisé dans l’Indre vendu dans toute la France.
Publicité