EVENEMENT
Les traines-cul en cours de préparation
A quelques semaines de Terr’Agri, les cantons préparent leurs machines : moiss'batt et traine-cul. Certains effectuent les révisions d’usage, d’autres partent de zéro, comme Julien Pascal et Théo Tibaut.
A quelques semaines de Terr’Agri, les cantons préparent leurs machines : moiss'batt et traine-cul. Certains effectuent les révisions d’usage, d’autres partent de zéro, comme Julien Pascal et Théo Tibaut.
À Ambrault, Julien Pascal et Théo Tibaut s’affairent depuis de nombreuses soirées autour d’une Renault 19… enfin ce qui l’en reste. En effet, le binôme a entrepris de la transformer en traine-cul.
De ce fait, seul l’avant de la R19 subsiste. « On a coupé le véhicule en deux, conserver le train arrière que nous avons rabouté au reste de la carcasse. On a fait ce choix pour avoir plus de stabilité cette année. On verra l’an prochain pour mettre une roue folle à la place », expliquent les deux jeunes JA, âgés de 17 et 21 ans. Compresser ainsi la R19 leur a demandé de refaire tout le câblage, de fixer le châssis arrière avec deux IPN. Pour des questions de sécurité : exit le réservoir de carburant. « On a créé un système d’arrivée du carburant avec un bidon placé à l’avant du traine-cul », montre Julien Pascal.
Des heures de soudures et mécaniques
Les travaux effectués jusqu’alors étaient parmi les plus simples selon les jeunes. Place à la création de tous les éléments de sécurité dont un arceau et renforts sur l’ensemble de la carlingue ainsi qu’une grille à l’arrière des sièges. « L’arceau et les renforts, c’est pour éviter que le traine-cul fasse l’accordéon au moindre choc, c’est une sécurité également pour nous. Et la grille à l’arrière, c’est pour limiter les remontées de poussières et autres », détaille Théo Tibaut. Même si le binôme aime la mécanique et les défis, les éléments de sécurité « c’est le plus dur à faire, ça va nous prendre plusieurs soirs. Certains morceaux seront soudés directement dans le véhicule. On va devoir se tordre dans tous les sens car il y a des accès qui ne sont pas évidents », reconnaît Julien Pascal.
Pour le pilotage, les sièges historiques de la R19 devront être remplacés par des sièges baquets, « d’ailleurs si des gens en ont, on est preneur », lancent-ils telle une bouteille à la mer, et les ceintures seront remisées également au profit de harnais de pilotage. Une fois le gros du travail réalisé, il ne restera plus qu’à relooker le traine-cul : peinture de guerre, gyrophare, et autres excentricités.
Les jeunes savent que le véhicule tourne, ils envisagent de faire un petit tour de chauffe avant Terr’agri. Mais pas plus : « On va y aller au talent le jour J, en rient-ils. On ne veut pas la pousser avant, pour éviter de la foutre en l’air avant la course ».