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REGLEMENTATION
Intercultures : les règles à connaître, les dérogations à saisir

Gestion des repousses, jachères, entretien des bords de parcelle : plusieurs règles s’imposent, mais des assouplissements existent après la grêle du 25 juin dans 65 communes de l’Indre.

Les repousses de colza sont acceptées si elles sont denses et homogènes, avec interdiction de destruction avant le 20 août.
© Aurore Paysanne

Dans une parcelle en zone vulnérable, je vais semer un blé derrière un colza que j’ai déchaumé mi-juillet juste après la récolte. Jusqu’à quand dois-je laisser les repousses en place ? 

Sauf dérogation (cf. question sui­vante), derrière colza une cou­verture du sol est obligatoire. Les repousses sont acceptées si elles sont denses et homogènes, avec interdiction de destruction avant le 20 août. Il n’y a pas de date butoir, mais le cahier d’enregistre­ment doit indiquer la date du der­nier travail superficiel du sol ou la date de récolte avant l’installation des repousses. Une durée mini­male de 4 semaines sans travail du sol est imposée (6 semaines si fort écart de rendement supérieur à 10 q par rapport au prévisionnel).

Je suis dans la zone qui a grêlé le 25 juin dernier. J’ai entendu dire qu’il y avait une dérogation pour la gestion des intercultures. Qu’ai-je le droit de faire ? 

Effectivement, la gestion des intercultures a été assouplie dans 65 communes du départe­ment suite à l’épisode de grêle du 25 juin suite à une demande de la profession pour limiter l’infesta­tion des parcelles. Elle offre, sous réserve d’en informer la DDT par courrier (modèle disponible sur le site de la DDT), la possibilité : 

- de détruire mécaniquement les repousses pour les intercultures courtes après colza sans attendre le délai d’un mois sans intervention. 

- de déchaumer plusieurs fois les repousses pour les intercultures longues durant la période de pré­sence obligatoire de 2 mois. 

Quelles sont les communes concer­nées par cette dérogation ? 

Aize, Anjouin, Arpheuilles, Azay-le-Ferron, Bagneux, Baudres, Bouges-le-Château, Bretagne, Brion, Buxeuil, Chabris, Châtillon-sur-Indre, Clion/Indre, Coings, Déols, Dun-le-Poëlier, Écueillé, Fontenay, Fontguenand, Frédille, Gehée, Giroux, Guilly, Heugne, La Champenoise, La Chapelle- St-Laurian, La Vernelle, Langé, Le Tranger, Levroux, Liniez, Luçay-le-Libre, Luçay-le-Mâle, Lye, Menetou/Nahon, Ménétréols-sous-Vatan, Meunet/Vatan, Migny, Moulins/Céphons, Murs, Orville, Palluau/Indre, Paulnay, Pou­laines, Préaux, Reboursin, Reuilly, Rouvres-les-Bois, St-Christophe-en-Bazelle, St-Cyran-du-Jambot, St-Florentin, St-Maur, St-Médard, St-Pierre-de-Jards, Saulnay, Sem­ bleçay, Val-Fouzon, Valençay, Va­tan, Veuil, Vicq/Nahon, Villegouin, Villentrois-Faverolles en Berry, Villiers et Vineuil. 

En vue de semer du colza avant la mi-août derrière de l’orge, je souhaite broyer tous mes tours de champs, le long des haies et des fossés. Est-ce autorisé ? 

Oui, y compris le long des haies. La réglementation qui encadre l’entretien des haies ne concerne pas la surface sous celles-ci. Au­trement dit, il faut veiller à ne pas toucher aux branches pour nettoyer sa parcelle. 

J’ai une parcelle en jachère infes­tée de vulpin et ray-grass. Cela m’arrangerait de commencer à la travailler dès maintenant pour limiter son salissement dans le blé qui va suivre. Est-ce possible ? 

Une parcelle déclarée en jachère à la PAC ne peut pas être travaillée avant le 1er septembre. Pour rap­pel, elle ne peut être ni détruite, ni pâturée, ni récoltée.

 

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