CRISE AGRICOLE
Aide fonds d'urgence : une réponse insuffisante
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a signé le 29 janvier la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’euros à destination des céréaliers. L'aide forfaitaire annoncée ne répond pas aux attentes des exploitations en zone intermédiaire, comme l'Indre.
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a signé le 29 janvier la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’euros à destination des céréaliers. L'aide forfaitaire annoncée ne répond pas aux attentes des exploitations en zone intermédiaire, comme l'Indre.
La circulaire qu’Annie Genevard a signée à l’occasion de son déplacement dans la Nièvre, jeudi 29 janvier, a été publiée au bulletin officiel du ministère de l’Agriculture le lundi 2 février. Le texte, à destination des préfets de région et des départements, ventile l’usage de l’enveloppe des 40 millions d’euros comme suit : 35 millions en fonds d’urgence pour les céréaliers et 5 millions pour la prise en charge des cotisations sociales.
Le texte stipule qu’il s’agit d’une aide forfaitaire dont le montant par exploitation serait de 6 000 euros maximum. Un montant bien loin des attentes du terrain, notamment en zone intermédiaire, où les rendements sont conditionnés par le faible potentiel des sols et les à-coups climatiques.