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Jday et Natchav, la liberté de la vie nomade

Jday, plus connu sous le nom Le Nomade du futur sur les réseaux sociaux, arpente la France en vélo-roulotte avec son chien. Il traverse l’Indre pour rallier Marennes, d’ici le 10 avril, à son rythme.

Depuis la fin janvier, Jday, un jeune homme de 26 ans et son fidèle compagnon à quatre pattes Natchav, surnommé Chacha, traversent l’Indre. Partout où ils passent, ils attirent la curiosité. En effet, le duo se déplace en vélo-roulotte.

 

Une approche simple de la liberté

Très tôt, Jday a compris qu’il n’aurait pas une vie classique. Il voyage tout d’abord en camion, puis en stop. En 2021, il parcourt les routes à vélo classique-tente. Sa rencontre avec la communauté des vélo-roulottiers a été un tournant dans son approche de la vie nomade. « En 2023, j’ai opté pour ce mode de locomotion grâce aux rencontres et notamment celle avec Max le baroudeur, figure emblématique et médiatique de ce mode de vie », explique-t-il. Depuis, il a parcouru plus de 7 300 km.

Chaque année, un périple. Il sait quand il part, jamais trop quand il arrive à destination. « Je me laisse l’opportunité de changer de cap ou de faire des détours. Comme aujourd’hui à Cluis, à la base je ne pensais pas y passer. J’avais pour idée de partir de Neuvy-Saint-Sépulchre pour rejoindre Maillet. Mais l’appel du Viaduc a été plus fort. J’ai voulu le voir et rouler dessus », avouait-il le 24 janvier alors qu’il en admirait le panorama.

Il calcule son parcours en fonction des voies vertes, « pour rouler en sécurité et en général, c’est relativement plat », note-t-il. Une approche de mobilité douce raisonnée par le poids de son moyen de locomotion. « Le tout fait 340 kg. Selon la topologie du terrain, je peux avancer à 1 km/h comme à 15 km/h. C’est pourquoi, je me fixe l’objectif d’une dizaine de kilomètres par jour » précise Jday. Alors que lui pédale, Chacha trottine à ses côtés, « et il est infatigable. S’il est attaché ou dans la roulotte pour X ou Y raisons, il râle. Tous les jours, il passe à l’inspection : état général, état des coussinets, je vérifie s’il n’y a pas de petits bobos, etc. », détaille le jeune homme.

Au soleil couchant, la roulotte se mue en mini-campement. La porte se transforme en toit qui, agrémenté de rideaux, créé un cocon pour le binôme. « J’ai tout : une table de camping et un réchaud pour mes repas, des espaces de rangement sous le lit, un petit chauffage… Ma bulle, dans laquelle nous sommes heureux », témoigne-t-il.

 

Une communauté solidaire

Très présent sur les réseaux sociaux, Jday partage son quotidien avec ses 40 000 abonnés, qui le lui rendent bien. D’ailleurs, sa première roulotte a été conçue par l’un d’entre eux.Aujourd’hui, il roule avec celle qu'il a lui-même créée, « mais pour le remercier d’avoir été présent au début de l’aventure, j’ai prévu une halte chez lui pour lui présenter. Une façon pour moi de boucler la boucle », estime-t-il, reconnaissant du soutien qu’il reçoit.

Des abonnés bricoleurs, il en a partout en France, et même dans le Berry. Après une avarie sur la roue directrice de la roulotte, Jday a récemment été immobilisé du côté d’Argenton-sur-Creuse. Mais c’était sans compter la solidarité d’un Crozantais venu à son secours pour la réparation de la roulotte et l’amélioration du toit du vélo couché. « J’ai une bonne étoile au-dessus de moi. Je trouve toujours des gens bienveillants prêts à m’aider ou me conseiller », apprécie Jday.

 

Une petite entreprise

Même s’il mène « une vie de roots  », il garde la tête sur les épaules. Il est reconnu comme auto-entrepreneur regroupant trois activités : les réseaux sociaux, « qui me permettent de me dégager un petit revenu » ; la vente ambulante, « pour vendre sur les marchés mes goodies créés à partir de mes photos de voyage, en partenariat avec Drancourt Communication » ; la vente en ligne pour commercialiser ses créations.

« Je vis de pas grand-chose, je dépense le juste nécessaire pour vivre avec Chacha. J’économise le reste, afin d’investir dans du matériel numérique ou pour améliorer la roulotte, comme dernièrement une batterie nomade qui sera prochainement reliée au panneau solaire présent sur le toit du vélo », expose-t-il.

Désormais, le duo est en passe de quitter l’Indre, mettant le cap sur Montmorillon dans la Vienne.  

 

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