FORMATION
Premiers secours : des gestes essentiels
Être prêt à venir en aide lors d’un accident nécessite d’être formé. Afin de pouvoir compter sur autrui, Groupama organise des formations aux premiers secours, comme ce fut le cas vendredi dernier à La Châtre.
Être prêt à venir en aide lors d’un accident nécessite d’être formé. Afin de pouvoir compter sur autrui, Groupama organise des formations aux premiers secours, comme ce fut le cas vendredi dernier à La Châtre.
Face à un accident, un malaise, une blessure, il faut réagir vite en attendant l’arrivée des secours. Connaître les premiers gestes de secours permet à chacun de faire la différence en situation d’urgence. C’est dans cette optique que Groupama organise régulièrement des sessions sur « les gestes qui sauvent » dans l’ensemble du pays, durant l’année.
Dans l’Indre, la dernière en date a eu lieu le vendredi 30 janvier, au centre de secours de La Châtre. « Nous organisons des sessions sur notre territoire, avec le soutien des pompiers qui forment entre 10 et 12 participants par session. Il n'en faut guère plus par initiation, cela permet à tous de pratiquer. Nous planifions des sessions autant de fois que nécessaire dès que l’on en a la demande ou un groupe de 10-12 personnes. Elles sont ouvertes à tous, que l’on soit adhérent Groupama ou pas », explique Philippe Caillaud, président de la caisse locale La Châtre et Sainte-Sévère.
Gérer son stress et alerter le plus précisément possible
Corinne Granger, infirmière libérale et formatrice chez les sapeurs-pompiers de Sainte-Sévère-sur-Indre, était à la manœuvre ce vendredi matin. Devant elle, un public au profil varié et de tout âge. L’une est là parce que « je suis amenée à garder régulièrement mes petits-enfants et que je veux savoir quoi faire », une autre a été témoin d’un AVC et s'est sentie « prise au dépourvu ». D’autres ont déjà dû faire les gestes de premiers secours, « mais faute de pratique, j’ai mis du temps à mobiliser mes connaissances, j’avais l’impression d’avoir tout oublié. Refaire une formation ne peut être que bénéfique ».
Faire face à une situation d’urgence tout en gérant ses émotions n’est pas évident. « Savoir les mettre en application de façon détendue en est une autre », convient Corinne Granger, avant de continuer : « la panique peut nous tétaniser ou nous faire faire les choses de travers. Si c’est le cas, le jour où vous êtes confrontés à une urgence, ce n’est pas grave. Une fois les secours prévenus par vos soins, soit vous passez le relais à quelqu’un d’autre si vous avez cette possibilité, soit vous vous laissez guider par le pompier qui, du Sdis, aura pris votre appel », conseille-t-elle.
La première chose que l’infirmière a rappelée est l’importance de ne pas se mettre en danger ou de mettre en danger la victime dans l’espoir d’y prodiguer les gestes qui sauvent. « Lors de votre appel aux secours, soyez le plus précis possible : la ville et le lieu avec exactitude. En cas de doute, il faut regarder sur Google Maps ou Waze, ce qui permet de déclencher les équipes les plus proches de vous. Vous êtes notre appareil photo, décrivez tout ce que vous voyez tant dans l’environnement de l’accident que sans l’état de la victime, ainsi que ce que vous avez fait », indique Corinne Granger.
Mise en situation
À l’aide d’un squelette magnétique sur le tableau, Corinne Granger a remémoré aux participants les bases du fonctionnement du corps humain, notamment la circulation sanguine. Elle a distillé ses conseils en matière de points de compression selon l’emplacement de la blessure, comment manipuler la victime. Loin d’être une formation sous forme de monologue, l’infirmière a répondu aux diverses questions des participants sur les brûlures, la gestion des étouffements chez les enfants et les adultes, les signes avant-coureurs d’un AVC ou d’un infarctus.
Après la théorie au tableau, place à la pratique : massage cardiaque sur mannequin, pose des électrodes du défibrillateur, passage en PLS (position latérale de sécurité), gestions de blessures à l’abdomen, au bras ou à la jambe. « Le défibrillateur s’active lorsqu’il détecte un signal électrique et que le cœur bat anormalement. S’il ne détecte aucun rythme, il faut masser », informe l’infirmière qui insiste sur le fait que : « même si la victime retrouve un rythme cardiaque cohérent, il ne faut pas retirer les électrodes avant l’arrivée des secours. Les pompiers ou le Samu le feront ». En effet, le défibrillateur enregistre les constantes cardiaques de la victime dès son activation et indique aux secours le nombre de fois qu’il a choqué.
Rappel des numéros d’urgence
18 : pompiers.
118 : pompiers lorsqu’il n’y a pas beaucoup de réseaux.
17 : police nationale/gendarmerie.
15 : Samu.
112 : numéro d’urgence européen.
114 : numéro SMS d’urgence pour les personnes soudes, malentendantes. Service SMS utile également lorsqu’il est impossible de parler à haute voix comme en cas d’attentat, de situation violente.