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Intempéries : orages, ô désespoir…

Pluies diluviennes, inondations localisées, puissants ruissellements… les intempéries se poursuivent. La FDSEA et JA 36 ont rencontré la DDT, mardi dernier, pour alerter l’administration sur les lourds impacts dans les fermes indriennes.

Des orages parfois très pluvieux se sont encore abattus sur le département entre samedi 29 juin fin d’après-midi et la matinée du dimanche 30 juin. De nombreuses communes ont en effet dépassé les 50 mm d’eau, voire les 100 mm de manière isolée. Les communes de Saint-Maur, Buzançais, La Châtre, Neuvy-Saint-Sépulchre, Heugnes, Ecueillé, Saint-Genou, Saint-Août, La Châtre, Villedieu, Mâron, Chezelles, Saint-Lactencin et Pellevoisin ont été particulièrement touchées.

A titre d’exemple, la ville de Saint-Maur a enregistré un cumul de 91,4 mm dans ce laps de temps, dont 54,8 mm samedi entre 19 et 20 h. Sur Saint-Août, il a été relevé 85 mm, presque 65 mm à Pellevoisin, ou encore 42 mm à
Montgivray.

Ces fortes averses ont causé des remontées d’eau conséquentes, de nombreuses inondations localisées, des routes submergées et des véhicules pris au piège des forts ruissellements. Dans la campagne, cela s’est traduit une nouvelle fois par des cultures inondées, des bottes de paille déplacées par la puissance de l’eau, des andains dispersés aux alentours, voire emportés bien plus loin.

Quand ce cauchemar va-t-il prendre fin ? Les agriculteurs désespèrent franchement et savent déjà que cette année le compte n’y sera pas. C’est le message que les responsables de la FDSEA et de JA sont allés relayer mardi matin à
la DDT. « On a remis un dossier à la DDT recensant toutes les difficultés que nous ont fait remonter les agriculteurs, notamment lors de la réunion que nous avons organisée le 24 juin dernier », indique Jérôme Tellier. Le président de
la FDSEA s’inquiète de voir des centaines d’hectares de foin non récoltés, des parcelles désherbées laissées en l’état faute d’avoir pu être semées… « On a réaffirmé la nécessité de pouvoir entretenir les cours d’eau », poursuit-il. Car pour lui, cela contribuerait à évacuer bien plus vite les excès d’eau et limiterait ainsi les préjudices.

Et puis, cette situation soulève beaucoup de questions d’ordres réglementaire et administratif. Comment cela va-t-il se passer pour les méteils grains ou encore les cultures maraichères qui sont non assurables ? Comment l’ISN (indemnité de solidarité nationale) va-t-elle être déclenchée ? Les syndicalistes ont aussi pointé la difficulté de respecter le nouveau programme d’actions régional relative à la Directive nitrates. Dès lors qu’un écart de rendement entre le réel et le prévisionnel est supérieur à 10 quintaux, il faut en présence d’une interculture courte (colza suivi d’un blé) une couverture obligatoire pendant 6 semaines, sachant que les repousses sont acceptées. Or, compte tenu du niveau de salissement des parcelles, tout le monde va être tenté de déchaumer pour venir à bout de l’important stock de semences d’adventices dans les parcelles. « Nous avons demandé une dérogation », informe Jérôme Tellier.

A charge désormais pour l’administration départementale d’aller chercher des réponses rapides et précises au ministère de l’Agriculture aux doléances formulées par les agriculteurs de l’Indre.

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