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MOBILISATION
« Ne plus être la variable d’ajustement »

Tout comme pour Bruxelles en décembre, une délégation d’une vingtaine d’agriculteurs de l’Indre a répondu présent à Strasbourg.

Alix Fruchon, députée, était présente à Strasbourg aux côtés des agriculteurs de l’Indre pour soutenir le « non au Mercosur ». ©B.R
Alix Fruchon, députée, était présente à Strasbourg aux côtés des agriculteurs de l’Indre pour soutenir le « non au Mercosur ». ©B.R
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Ce qu'on retiendra de cette journée, c’est la capacité de mobilisation du réseau FNSEA/JA, ainsi que la présence de nombreuses délégations européennes. Nous étions tous là pour dire«  Non au Mercosur  » d’une seule et même voix », note Jérôme Tellier, président de la FDSEA de l’Indre.

Comme d’autres agriculteurs de la délégation, le président indrien a apprécié la proximité avec les élus nationaux. En effet, Arnaud Rousseau ainsi qu’Hervé Lapie ont échangé longuement avec les agriculteurs du département au sujet de la PAC, des incohérences de certaines normes et du refus de contrôle dans les fermes en cas de validation du Mercosur. « Si le traité passe, on refusera les contrôles chez nous. On veut qu'ils aient lieu aux frontières », explique Jérôme Tellier. Une position soutenue par les élus syndicaux nationaux et appuyée lors de leur dernier échange avec Sébastien Lecornu, Premier ministre.

 

Députés et eurodéputés mobilisés

Dans l’Indre comme à Strasbourg, les agriculteurs du département peuvent compter sur le soutien d’Alix Fruchon, députée de seconde circonscription de l’Indre. « Après les échanges que nous avons eus, j’ai le sentiment que la France n’a plus le même poids qu’elle avait au niveau de l’Union Européenne. Notre pays ne peut plus être la variable d’ajustement des intérêts des autres pays au détriment de ses propres concitoyens. C’est vrai pour le Mercosur, comme ça l’était concernant l’accord sur le prix de l’électricité. On doit faire bloc et travailler pour inverser la tendance et reprendre le contrôle de notre destin européen », développe-t-elle.

De leur côté, les eurodéputés des nations présentes, de tout bord confondu, ont exprimé en français, anglais et dans leur langue natale, leur engagement pour défendre l’agriculture et refuser la ratification du Mercosur. Des interventions qui laissent Mathieu Naudet, céréalier à Palluau, sur la réserve : « Nous n'avons eu que des paroles. Nous attendons de voir s’ils tiennent parole et s’ils arrivent à convaincre d’autres nationalités à faire bloc ». Au départ de Strasbourg, les agriculteurs étaient dans l’expectative.

Le 21 janvier, à la mi-journée, le verdict est tombé : par 334 voix contre 324, le Parlement a décidé de saisir la Cour de Justice de l’UE sur la conformité du texte avec le droit européen. Après instruction, il reste encore une chance pour que le texte soit annulé.

 

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