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Point de vue
L’action collective bien plus gratifiante que les dissensions

Philippe Demiot, le président de la FDSEA réagit suite à une article paru dans le journal de la Nouvelle République mettant en cause l'irrigation.

L’édition de la Nouvelle République datée du 6 août fait sa une sur : « Dérives de l’irrigation : l’agricultrice dit stop ». En page 2, le journal fait état d’un coup de gueule d’une éleveuse d’Arpheuilles qui indique : « J’ai vu des systèmes d’irrigation tourner des journées entières, les canons qui arrosaient par 40 °C ». Que la presse généraliste médiatise une telle polémique dans ses colonnes inquiète à plus d’un titre Philippe Demiot, le président de la FDSEA.

« D’abord parce que j’estime que face à la sécheresse en particulier, et à tout aléa climatique en général, nous les agriculteurs, nous sommes les premières victimes. Et que ce soit chacun dans nos fermes au quotidien ou à travers les organismes de recherche, nous multiplions les initiatives pour trouver de quoi s’adapter. » Et de citer comme exemple récent, la plate-forme d’essais mise en place, à la ferme expérimentale des Bordes, pour évaluer les mélanges fourragers susceptibles de répondre à la problématique du changement climatique (lire p 8 et 9). « Elle était justement ouverte au public le 1er aout dernier. Les éleveurs s’y sont déplacés en nombre, cela témoigne de leur engagement à vouloir trouver des alternatives à leurs pratiques actuelles », note-t-il.

Il regrette aussi qu’on ne s’intéresse pas plus par exemple à l’agriculture dite de régénération des sols mise en œuvre par de plus en plus d’agriculteurs indriens. « Lorsque le CETA d’Issoudun a convié le grand public à voir le documentaire « Bienvenue les vers de terre » qui exposait les méthodes de travail de ceux qui se sont engagés dans cette voie, le 3 juin à Châteauroux, c’est dommage que des journalistes de la NR ne s’y soit pas déplacés. Ils y auraient rencontré des agriculteurs qui, en toute humilité, remettent totalement en cause leurs façons culturales pour préserver le sol. Que ce faisant, ils participaient activement à limiter au réchauffement climatique. »     

Le président de la FDSEA déplore par ailleurs que la profession déjà largement vilipendée dans l’opinion publique, se fasse elle-même du mal. « C’est déjà très démotivant pour beaucoup d’entre nous de subir des manifestations de dénigrement de notre métier. Que les coups viennent maintenant de la profession, c’est tout simplement désolant ! Nous avons des organisations, comme la chambre d’agriculture par exemple, pour régler nos éventuels différends... » 

Et de conclure : « Un tel comportement, c’est totalement contre-productif. Il est de loin beaucoup plus profitable pour la ferme Indre d’œuvrer collectivement à la défense de notre métier, comme cela a été le cas pour la réouverture de l’abattoir en Boischaut sud. C’est en tout cas ce à quoi la FDSEA s’emploie au quotidien. »

 

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