Aller au contenu principal

Octobre Rose : Offrir ses cheveux pour aider les malades

Depuis 2016, Flora Lacôte, coiffeuse à Argenton-sur-Creuse, propose à ses clients de faire don de leurs cheveux en vue d’être transformés en perruques pour les personnes atteintes de cancer. Une démarche qui séduit de plus en plus de donateurs.

Hommes, femmes, enfants, tout le monde peut développer un cancer et tout le monde peut donner quelques centimètres de sa chevelure pour la bonne cause. Parmi les donneurs, certains sont des enfants, fidèles à la démarche, « ils viennent une à deux fois par an, filles comme garçons, ils se laissent pousser les cheveux exprès pour venir en aide aux enfants malades. Je trouve ça touchant », rapporte Flora Lacôte. Cela fait 3 ans que la coiffeuse s’est lancée dans cette opération de solidarité.

 

Dons pour des associations françaises

Elle s’est rapprochée de deux associations françaises qui collectent des mèches de cheveux afin de créer des perruques en cheveux naturels, déclinées pour tous et dans tous les styles.

Pour la première, Solid’hair, seuls les cheveux 100 % naturels sont collectés avec une longueur minimale de 25 cm. Les mèches récoltées sont vendues à des perruquiers, et avec l’argent ainsi récolté, l’association aide les malades à financer leur prothèse capillaire.

La seconde, Fakehair don’t care, collecte tous les cheveux en bon état d’une longueur minimum de 10 cm. L’association conçoit elle-même ses modèles grâce aux doigts de fée de ses perruquiers, ce qui lui permet de commercialiser des implants capillaires à des prix défiant toute concurrence. Il faut savoir que la confection d’une perruque en cheveux naturels nécessite en moyenne 8 dons.

 

Accepter la maladie et sa perte de cheveux

« Dernièrement, une cliente m’a annoncé qu’elle était malade et m’a demandé de lui raser l’intégralité des cheveux, et d’en faire don. En discutant avec elle, je lui ai expliqué qu’elle pouvait bénéficier d’une perruque avec ses propres cheveux si elle en faisait la demande. Elle a refusé, elle préfère porter un turban et assumer son crâne rasé », raconte avec émotion Flora, qui a ainsi accueilli un don de plus de 60 cm de longueur. Et des histoires de ce type, la jeune coiffeuse de 34 ans, en possède de nombreuses.

Les perruques selon leurs finitions ne sont pas ou peu prises en charge par l’assurance maladie. Pour certains, le recours au postiche est nécessaire pour traverser l’épreuve de la maladie. D’autres font le choix d’assumer la perte de cheveu, comme l’a fait Berengère Binoche, actuellement en rémission d’un cancer du sein. « Après la première chimio, lorsque tu passes ta main dans les cheveux, ils tombent à la pelle, le cuir chevelu te brule, se raser la tête devient un passage obligatoire. J’avais décidé d’assumer mon crâne rasé. Tu portes ta perruque à l’extérieur, mais une fois chez toi quand tu la retires, c’est perturbant. Tu t’imposes un choc quotidien, tu te vois malade. Vaut mieux s’affirmer que de porter un truc insupportable », estime-t- elle.

Des postiches, elle en a essayé mais le prix, les coupes, l’inconfort, l’ont confortée dans sa démarche d’acceptation du cancer. « Lorsque j’allais en salle de chimiothérapie avec mon crâne rasé, certaines patientes portant des perruques ont décidé de s’en passer. Je les encourageais à s’accepter », se souvient-elle. Pour ses sorties, elle a opté pour le foulard par souci de coquetterie mais aussi pour des raisons pratiques. « Nous, les femmes, ne sommes pas habituées à avoir la tête nue, on a vite froid à la tête, le turban permet de se protéger. »

Sans perruque donc mais solidaire de la démarche de dons, espérant que cela fasse baisser les prix. Pour ma part, il faut encore un peu de patience pour atteindre les 30 cm de dons. Et vous ?

 


A chaque type de perruques sa prise en charge

La prise en charge des prothèses capillaires totales (toutes prothèses capillaires recouvrant entièrement le cuir chevelu) par l’assurance maladie a changé le 3 avril 2019.

• Pour la classe I (perruque synthétique), elle est de 100 % pour tout achat n’excédant pas un prix de vente de 350 €.

• Pour la classe II (perruque avec au moins 30 % de cheveu naturel), elle est à hauteur de 250 € pour tout achat n’excédant pas un prix limite de vente de 700 €. Un complément peut être pris en charge par la mutuelle.

Un accessoire textile, type bonnet, turbans ou foulard, peut être pris en charge si le montant total n’excède pas 350 € pour la classe I ou 700 € pour la classe II.

• Enfin pour les perruques dites « haut de gamme », c’est-à- dire en cheveux naturels à 100%, aucune prise en charge n’est prévue.


 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 6.25€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Un séchoir à grains géré en Cuma
 A Belâbre, la Cuma du Petit Mareuil s’est dotée d’un séchoir à grain dernier cri.
« La formation, le meilleur moyen d’avancer »
Présidente du comité Centre-Val de Loire du Vivéa et élue à la chambre d’agriculture chargée de  la  formation,  Brigitte  Bergère  insiste  sur l’imp
La campagne 2021/2022 est lancée
Le catalogue des formations de la chambre d’agriculture est désormais disponible pour la campagne 2021/2022.
Moins d’intrants, moins de tracteurs… place à l’observation
 Régis  et  Jean-François  Feignon  ont  expliqué  aux  participants d’une  journée  organisée  par  la  chambre  d’agriculture,  le  cheminement  qui
Un défi sanitaire et financier
 En 2020, la MSA Berry-Touraine a adapté ses missions pour faire face à la pandémie.
Publicité