Aller au contenu principal

Acquérir un robot nettoyeur à plusieurs

A cheval sur les départements de l’Indre et du Cher, le GIE Boischaut Energie met à disposition de ses adhérents un robot spécialement pensé pour nettoyer les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments d’exploitation.

Tout a débuté en 2020, à la suite d’un reportage sur un robot nettoyeur de panneaux photovoltaïques conçu en France. A l’époque quelques agriculteurs indriens étaient intéressés par l’outil, mais refroidis par le prix d’achat. L’idée a germé et en 2021, « le prix d’achat avait diminué de près de la moitié. C’est alors que nous avons créé le GIE, nous per mettant d’acquérir l’outil », relate Emmanuel Daudon, président du groupement d’intérêt économique, qui a la garde de l’appareil lorsqu’il n’est pas employé. Au fil des mois, le bouche-àoreille faisant son œuvre, le groupe s’étoffe et avoisine désormais une soixantaine d’adhérents. « Nous avons un groupe Whats App dédié au robot. Si l’un des adhérents souhaite l’utiliser, il en voie un message pour connaître la disponibilité de l’outil. Selon son secteur, d’autres peuvent se greffer à la réservation afin de limiter les trajets et optimiser son utilisation, surtout s’il est réservé par un utilisateur vers Argenton ou dans le Cher vers Bourges ou Châteaumeillant », détaille l’éleveur de Vicq-Exemplet. L’outil est installé sur une remorque avec ses deux batteries chargées et du petit matériel comme des raccords et autres visseries. Il est ainsi prêt à être attelé et « surtout prêt à l’emploi. Pour cela, chaque utilisateur se doit de rapporter le matériel avec les batteries chargées à 100 %, ainsi que l’ensemble du petit outil lage », insiste-t-il. 

Un robot simple d’utilisation 

Le robot fonctionnant sur batterie, seule une arrivée d’eau est nécessaire à proximité du bâtiment photovoltaïque pour l’utiliser. « Nous étudions la possibilité d’acheter un osmoseur pour les adhérents ayant une eau très calcaire, il sera réservable en même temps que le robot », avance Emmanuel Daudon. L’outil, déposé sur le toit à l’aide d’un télescopique, se contrôle au sol via une manette assez simple : marche/arrêt, avant/arrière et un joystick pour le diriger. « Je conseille de piloter le robot de manière à toujours avoir le tuyau d’eau du côté des pan neaux sales. Le tuyau frottant au sol, lorsque l’on arrive en haut du toit il a tendance à ramener des saletés. C’est dommage de resa lir ce qui vient d’être nettoyé ! », précise-t-il.  La prise en main du boîtier de commande est rapide, mais n’enlève pas l’appréhension de la chute du robot, surtout lors des premières utilisations, et notamment lorsqu’il est sur les bords du toit. L’outil est néanmoins conçu de sorte à ne pas glisser grâce à un système de chenilles en mousse « qui lui permet de se déplacer, d’être stable et de tenir aux panneaux », pointe Emmanuel Daudon. Ce système de ventouse est adapté aux toits ayant une pente maximale de 40 % ; au-delà, l’adhérence n’est pas garantie. La batterie de 100 kW permet deux heures de travail et l’avancement du chantier dépend de la vitesse sélectionnée sur le boitier de guidage. « Le mieux est de garder la vitesse la plus lente pour s’assurer que les taches incrustées partent bien, mais également de négocier correcte ment les arêtes de toit », conseille l’éleveur, avant d’ajouter que dans la pratique sur ses bâtiments, il « effectue un allerretour par lon gueur de panneaux pour être sûr du lavage des panneaux et que les moindres interstices entre les panneaux soient lavés, ce qui évite à la mousse de se développer ». 

Un lavage régulier 

Pour le nettoyage des panneaux solaires sur les bâtiments agricoles, la période idéale est au printemps, pour être au top en été au moment où la production d’électricité est la plus grande. Au niveau cadence de lavage, « une à deux fois par an c’est bien, ne seraitce que pour enle ver la poussière au printemps et à l’automne, estime Emmanuel Daudon, mais l’intervention peut être plus ou moins rapprochée dans le temps, tout dépend des intempéries, du lieu d’implanta tion du bâtiment, etc. » Dernier conseil pratique, il est préférable de nettoyer les panneaux le matin plutôt que le soir, pour éviter les éventuels chocs thermiques entre la chaleur emmagasinée par les panneaux et la température de l’eau utilisée.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 89€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Des vaches de réforme engraissées chez un céréalier

C’est une idée issue d’un échange entre un négociant en bestiaux et un producteur de grandes cultures qui souhaitait valoriser certaines production

Cas de force majeure, mode d’emploi

 Pour éviter de perdre l’accès aux aides PAC, en plus des pertes de marges liées aux excès de pluie, les exploitants concernés doivent faire v

Frelons asiatiques : c’est maintenant qu’il faut piéger !

La reine est la cible à atteindre en cette saison.

Accident du travail : sensibiliser pour éviter le danger

Quatre étudiants du BTS APV ont organisé une conférence à l’EPLEFPA Naturapolis sur les thèmes des risques en agriculture.

DES CLÔTURES PERMANENTES POUR GAGNER DU TEMPS

Alexandre Carrion, éleveur charolais à Briantes dans l’Indre, a accueilli la journée porte ouverte clôture sur son exploitation.

PÂTURAGE EN ÉTOILE : DIX PADDOCKS POUR PLUS DE SOUPLESSE

Pour le pâturage de ses vaches suitées, Aurélien Gout a opté pour un pâturage tournant découpé en étoile.

Publicité