Aller au contenu principal

Les 24 et 25 janvier à Argenton-sur-Creuse
Après le National, place au Départemental

Quatre mois après le National limousin, les passionnés de la race vont se retrouver en plus petit comité à Argenton-sur-Creuse. Quinze jours avant l’évènement, la halle d’exposition affichait complet, de quoi réjouir Régis Lequeux, le nouveau président du syndicat départemental Limousin.

Dans une semaine, Régis Lequeux va présider pour la première fois le concours départemental Limousin. Il vient en effet de prendre les rênes du syndicat départemental de la race à la suite de Roland Martin. Un changement qui s’inscrit dans la continuité du travail entrepris pendant 31 ans par le président sortant, notamment au niveau de l’accueil des jeunes toujours les bienvenus au syndicat. Il sera néanmoins en terrain conquis ; d’abord parce que c’est un fidèle de l’évènement et ensuite parce qu’en tant que juge officiel depuis 1997, il connaît parfaitement toutes les caractéristiques de la race, ses collègues du département, mais aussi tous les rouages de l’organisation des concours.

Un travail de longue haleine

A la tête d’un troupeau de 85 limousines à Roussines, il valorise 50 % de sa production en reproducteurs, tant en mâles qu’en femelles, le reste étant dévolu à l’engraissement et commercialisé par la coopérative Celmar, notamment sous label Blason Prestige ou Cœur de gamme. Depuis son installation en 1991, il n’a pas changé de cap en matière de sélection. Ses critères reposent sur « la finesse d’os, une bonne ouverture pelvienne », estimant qu’une vache qui a une bonne finesse d’os vêlera plus facilement. Un critère auquel il est particulièrement attaché car, chez lui, toutes les mises bas se font au champ. Elles sont concentrées entre le 15 août et le 1er octobre. La mise en reproduction se fait l’hiver, en stabulation, ce qui offre l’opportunité à l’éleveur de surveiller de près les accouplements. Les femelles sont réparties par cases de 20 avec un taureau, le plus souvent acheté à la Station de Lanaud. En fonction de son schéma de sélection, l’éleveur choisit celles à inséminer avec la semence de l’un des six taureaux qu’il détient en copropriété avec deux collègues, plus rarement avec des doses achetées en fonction des index parentaux. « En matière de génétique, il est préférable de prendre son temps pour évoluer sans souci. Mon optique, c’est de faire du grand mixte. Il faut une belle carcasse pour porter de la viande. » Une bête bien charpentée avec des os fins offre un bon rendement pour l’éleveur, mais aussi pour le boucher qui aura moins de déchet à la découpe. « C’est plus facile de mettre de la viande que de faire évoluer le squelette », estime Régis Lequeux. Ses bovins ont un rendement de 500 kg de viande en moyenne et, jusqu’à preuve du contraire, c’est au kilo qu’il est rémunéré. « Si on veut nous payer un ou deux euros de plus au kilo, je veux bien revoir ma façon de faire », glisse-t-il.

Victime de son succès

Les 24 et 25 janvier, il viendra à Argenton-sur-Creuse, avec 5 bovins ; deux mâles de 2018, deux génisses de 2017 et une vache suitée. « Les concours, c’est une vitrine. On n’y vient pas pour l’effet immédiat. On y noue des contacts. Et puis parfois, 6 mois plus tard on fait une vente ».

Le concours de l’Indre attire des éleveurs des départements limitrophes - Creuse, Cher, Haute-Vienne -, qui y exposent des bovins gardés pour les visiteurs locaux, histoire de valoriser leur marchandise. « C’est le troisième concours de France au niveau de la qualité et de la renommée, se félicite le président du syndicat départemental. Beaucoup de visiteurs font le déplacement juste pour voir, pour se rencontrer, échanger ». Le parc d’Argenton ne pouvant accueillir que 235 à 240 animaux, les organisateurs vont, cette année encore, inviter quelques inscrits à venir avec moins d’animaux que ce qu’ils souhaiteraient.  Les concours se dérouleront le 24 toute la journée ; le samedi matin, les animaux classés viande seront présentés : 4 sections mâles et femelles. Et comme la convivialité est inscrite dans les gènes du syndicat départemental, un banquet clôturera l’évènement avant que chacun regagne son élevage. Les prochaines retrouvailles pour les amateurs de la race sont fixées fin août à St Benoit-du-Sault et début septembre à Chantôme Eguzon.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Lors de la réunion, de nombreux agriculteurs ont interpellé la DDT 36 sur les cas particuliers qu'ils rencontrent.
Cours d’eau : des règles strictes mais adaptables pour l’entretien

Entre obligations légales, cartographie évolutive et souplesses réglementaires, l’entretien des cours d’eau reste un exercice complexe pour les agr

Trompe de chasse, entre tradition et modernité

Bercé au son des trompes de chasse, Flavien Bérenger a poursuivi la tradition familiale en devenant sonneur au sein du Cercle Saint-Hubert Bas-Berr

Cécile Schuletzki, chargée de développement (à gauche) et Elise Broquet, coordinatrice Bac pro CGEA.
Un accompagnement sur mesure

 Au CFA Naturapolis, les 310 apprentis et leurs maîtres d’apprentissage bénéficient d’un suivi individualisé et personnalisé.

Au printemps venu, la violette en raconte des histoires

Fleur fétiche de Napoléon 1er, la violette signe le début du printemps.

En plus de leur formation, les apprenants participent aux épreuves de pointage caprin et au challenge inter-lycées au Salon de l'agriculture.
CS caprin, une formation dans le concret

 En France, six centres de formation dispensent un CS Caprin.

Nicolas Bouzou, économiste. ©CACO
L'Europe face aux bouleversements : une opportunité historique ?

Avec l'administration Trump, l'Europe doit-elle enfin s'affirmer comme une puissance adulte sur la scène internationale ?

Publicité