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Idée de sortie
Arborétum de la Grande Lienne, pour l’amour des arbres et des plantes

En 1992, Patrick Alès, inventeur de la phytothérapie, tombe amoureux des 400 hectares qui composent le domaine de la Grande Lienne, à Saint-Maur. En 2019, sa fille Patricia, botaniste, ouvre l'accès à l'arboretum de 70 ha au grand public.  

« Avec Jacquie, nous avons décidé de faire de ce lieu privilégié un havre de paix, une construction de l’esprit, qui pourrait un jour, si Dieu le veut, revenir aux hommes sous forme de message. Un message qui parlerait de nature, de solidarité entre les hommes, de chaîne humaine... Nous mettons tout en œuvre pour sauvegarder les espèces existantes sur la Lienne, nous rechercherons de nouvelles espèces, nous multiplierons les graines et les jeunes boutures. » Texte que l’on peut lire en substance, à l’abri de l’ancienne serre de la Grande Lienne, à Saint-Maur. Il est le reflet de l’esprit des lieux, la volonté de Patrick Alès de partager son amour pour la nature et sa volonté de la protéger.

Création d’un arboretum

Pour ce faire, le créateur, entre autres, des soins des cheveux par les plantes, peut compter sur Patricia, sa fille, botaniste et peintre, qui a fait le choix en juillet 1992 de s’installer à temps plein sur le domaine avec ses enfants. Aujourd’hui, elle est épaulée par 5 salariés pour entretenir l’arboretum, la roseraie, la collection de magnolias, la multitude de fleurs, sans parler de l’immense forêt qui s’étend sur le domaine au-delà de la clôture protégeant l’arboretum du gibier.

Au début des années 90, Patrick Alès a émis le souhait d’acquérir une petite forêt, « pour y construire une maison suédoise, tel était son rêve. Se rapprocher un peu plus de la nature. C’était son idée du paradis » se souvient Patricia. Quelque temps plus tard, la forêt du domaine de la Lienne est en vente. « En 1992 mon père craque sur les lieux, et achète les 400 ha de la propriété après avoir vu la grande prairie et la grande allée de chênes qui traverse la forêt ».

Avec l’aide de voisins agriculteurs ils ont commencé l’aménagement des lieux, retiré des kilomètres de fils barbelés, «dégagés des arbres séculaires qui étaient envahis ou étouffés par la végétation débordante » se souvient Patricia. Ainsi, une nef de conifères a été mise à jour « en nettoyant nous avons remarqué plusieurs groupes d’arbres plantés par 5 ou 7. Des aménagements datant de la construction du château par le marquis Léonce Testaud-Marchain, au XIXème siècle.»

La folie des arbres et des roses

L’arboretum était la folie des parents de Patricia, ils souhaitaient garder les espèces existantes sur site et en planter de nouvelles, qui s’acclimatent au Berry. Des variétés issues de pépinières françaises ou européennes, arrivées à la Grande Lienne sur pied ou en semis. « Mes parents les implantaient comme ils le souhaitaient pour que le visuel soit agréable. Etant botaniste, j’ai rapidement mis le holà. Les plantations sont devenues plus carrées, en tenant compte de l’espace nécessaire pour que chaque arbre s’épanouisse pleinement une fois adulte, pour qu’il y ait une cohérence dans l’organisation du parc ».

Elle s’est également lancée comme défi fou de créer la plus grande forêt de séquoia de France voire d’Europe. Sur une des parcelles privées du domaine, elle a ainsi semé 600 graines, en 2016, « au gré du vent, comme si c’était la nature qui avait décidé qu’ici il y aurait une forêt de séquoia ». Aujourd’hui, l’ensemble des 600 séquoias fait près 1.8 m de haut. La botaniste est consciente qu’elle ne verra jamais sa forêt mature, « mais ça fait partie de la philosophie de la famille, travailler pour les générations futures ».

Parmi les créations botaniques de Patricia, le domaine possède depuis 1995 une roseraie, où cohabitent 850 pieds, regroupant près de 300 variétés de roses. Depuis 27 ans, elle ne peut que constater les bouleversements climatiques. « Il y a des zones du parc où les arbres avaient les pieds dans l’eau régulièrement, maintenant ils manquent cruellement d’eau. » Les drains nécessaires dans les années 90, « ne drainent plus grand-chose », par manque d’eau la terre est devenue très sèche sur ces zones. Les plantations sont arrosées par les légères pluies, par les stockages d’eau possibles grâces aux cuves d’époque enterrées à certains endroits de la propriété et par les puits présents, dont le plus profond de 37 m.

Création d’un fonds de dotation

Afin de faire perdurer cet havre de paix, Partick Alès et sa fille décident de créer un fonds de dotation. Pour remplir toutes les clauses induites par celui-ci, le domaine de la Grande Lienne ouvre ses portes au public pour la première fois cette année. Actuellement, 70 ha sont visibles, soit une balade d’un peu plus de 2 heures.

Au printemps 2020, Patricia désire ouvrir au public la phytothèque familiale. « Elle a besoin d’être repensée, restaurée ». Etait cultivé l’ensemble des plantes utilisées dans les cosmétiques du groupe Alès. « Ma mission était de faire pousser dans des rectangles de 2m sur 2, diverses variétés de plantes, avec le minimum d’intervention humaine. Si je réussissais à obtenir un résultat probant, on demandait aux agriculteurs travaillant avec nous d’implanter ces plantes dans les mêmes conditions que moi. J’étais l’étape entre le labo et le champs .»

Maintenant, le groupe Alès et le domaine de la Grande Lienne sont deux entités bien distinctes, où seule la phytothèque demeure « vestige d’une époque révolue nécessitant du temps pour aboutir à l’idée que j’en ai avant de l’ouvrir au public. »

 

Infos pratiques :

Arboretum de la Grande Lienne RD 920 36250 Saint Maur
Tarifs : Adulte : 3 Euro / Enfant de 6 à 12 ans : 1 Euro / Moins de 6 ans : gratuit​.
Horaires : du 18 avril  au 3 novembre  de 14H00 à 18H00 du jeudi au dimanche.
Horaires : du 1 juillet  au 31 août  de 14H00 à 18H00 tous les jours sauf le mardi.

 

 

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