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Cap sur 2050

C’est sur le site du Futuroscope que les Jeunes Agriculteurs organiseront leur 57e congrès la semaine prochaine. L’occasion pour eux de présenter le rapport d’orientation sur leur stratégie à l’horizon 2050.

Les responsables de Jeunes agriculteurs plaident pour que les futurs installés soient en prise avec les réalités économiques, sociales et environnementales.

« Construire notre souveraineté, impulser les transitions ». Tel est le thème principal du rapport d’orientation qui sera présenté et débattu par les Jeunes Agriculteurs lors de leur prochain congrès près de Poitiers, les 4, 5 et 6 juin. Bien que ce rapport ne sera finalisé qu’à l’issue de cette assemblée générale, les responsables des Jeunes Agriculteurs en ont dévoilé les grandes lignes. Il y sera notamment question d’avenir du monde agricole à l’aune du contexte géopolitique, du changement climatique ainsi que des objectifs politiques que détermineront les pouvoirs publics.


« Il faudra bien définir ce qu’on entend par souveraineté agricole et souveraineté alimentaire », a posé comme préalable Maxime Buizard-Blondeau, agriculteur dans le Loiret, l’un des corédacteurs de ce rapport. Constatant la désuétude et l’inadaptation des outils actuels, « hérités des lois Pisani des années 1960 », il souhaite que la future planification agricole tienne compte des aspects du foncier et de sa transmission pour maintenir les installations.


S’ils ont « abandonné l’objectif d’une installation pour un départ en 2020 », a rappelé Arnaud Gaillot, président sortant des Jeunes Agriculteurs, les jeunes exploitants entendent toujours renforcer les conditions d’accès au métier. « Certains partis prônent le retour à un million d’agriculteurs. Ça se fera sans moi. Je n’ai pas envie de revenir à l’agriculture de mon grand-père », a tranché Arnaud Gaillot qui souhaite « stopper l’hémorragie » démographique et « préserver une agriculture française à visage humain ».


ENCADRER LES GFAI


L’une des clefs de la réussite passera nécessairement par l’accès au foncier, l’un des points sensibles examinés par le projet de loi d’orientation agricole (PLOA), à travers les groupements fonciers agricoles d’investissements (GFAI). La mesure a été abandonnée pour le moment car plusieurs organisations (FNSEA, FNSafer notamment) s’inquiètent des spéculations foncières que pourrait générer ce dispositif, au détriment des pratiques agricoles durables et des petits exploitants. Les Jeunes Agriculteurs ne sont « pas opposés sur le principe » à ces GFAI à condition de bien les
encadrer. Il s’agit concrètement d’assurer le portage du foncier, de limiter leur gouvernance aux seules personnes physiques et de garantir le droit de préemption de la Safer lors de la transmission des parts sociales du GFAI, a précisé Maxime Buizard-Blondeau tout aussi conscient qu’ils « ne permettront pas de régler le problème d’apports en capitaux en agriculture ». Une quinzaine de propositions devraient être émises sur le sujet du foncier avant l’été par le syndicat agricole qui plaide toujours pour une grande loi foncière.


D’une manière générale, le rapport d’orientation souhaite que les futurs installés soient en prise avec les réalités économiques, sociales et environnementales et que ces dernières répondent aux enjeux futurs que constituent notamment les énergies vertes (biocarburant, méthanisation, agrivoltaïsme…), la captation carbone, etc. « Il faut surtout qu’ils puissent vivre dignement et décemment de leur travail », ont souligné les responsables syndicaux, rappelant que c’est l’une des raisons qui les avaient fait descendre dans la rue à l’automne et l’hiver derniers. « Car être agriculteur, ce n’est pas faire le choix de la pauvreté », a conclu Arnaud Gaillot.

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