Aller au contenu principal

Carrière: Validation du projet après modifications

Un arrêté préfectoral du 23 juillet autorise l'entreprise Moreau d'exploiter une carrière de calcaire à Pouligny-Saint-Pierre.

L'extraction s'effectuera à sec, sans tir de mine, via une pelle hydraulique sur une profondeur moyenne de 13 m et le stockage des remblais et granulats est limité à 6 m de hauteur.

L e projet de la création d'une carrière de calcaire sur le territoire de Pouligny-Saint-Pierre a vu le jour en 2014. Après moult études, montages de dossiers, expertises, la SARL établissements Moreau, basée à Bourgueil (37) et la SARL Gabillon, co-exploitante, implantée à Ingrandes (36) ont déposé un dossier de demande d'autorisation d'exploitation au titre de la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement. Une mouture du projet final a été soumise à enquête publique, du 15  septembre au 20 octobre 2017.

Après consultations des observations, émanant des collectifs contre la carrière comme des partisans au projet, le dossier a dû être revu et corrigé afin d'être validé par Thierry Bonnier, préfet de l'Indre, le 23 juillet 2019.

Extraction de calcaire sur 8 ha

Dans la première mouture, il était question d'exploiter 10 ha sur les 17 concernés par l'implantation de la carrière, sur une durée de 30 ans, à raison d'une tranche d'extraction tous les 5 ans et d'une production annuelle de matériaux de 100 000  tonnes. Une production pouvant générer, lors de pics d'activité, jusqu'à 50 passages journaliers de véhicules transportant les divers granulats. A l'issue des 30  années d'exploitation, les 17 ha devaient retomber dans le giron agricole, après remblaiement effectué par l'entreprise. Dans la version corrigée et validée, l'extraction ne pourra être réalisée que sur 8 ha et l'aire de transit a été supprimée, ce qui induit une réduction du trafic routier, soit près de 22 allers/retours journaliers de camion, selon une moyenne lissée sur une période de 5 ans.

Prise en considération du voisinage

L'entreprise exploitante de la carrière s'engage à prendre toutes les dispositions nécessaires dans la conduite de l'exploitation pour limiter les risques de pollution des eaux, des airs, ou des sols ainsi que les nuisances pour le voisinage en termes de bruits, vibrations, impacts visuels et dégagement de poussières. Concrètement, des aménagements paysagers, sous forme de haies devront diminuer l'impact visuel de la carrière pour les habitations riveraines. L'extraction s'effectuera à sec, sans tir de mine, via une pelle hydraulique sur une profondeur moyenne de 13 m et le stockage des remblais et granulats est limité à 6 m de hauteur. Les poussières seront abattues par un brouillard d'eau afin d'éviter leur propagation et nuire au voisinage. Enfin sur site, « aucun prélèvement d'eau dans le milieu, souterrain ou en surface, n'est autorisé. Les eaux pluviales non polluées doivent être privilégiées pour les procédures de nettoyage, arrosage des pistes et des stocks », peut-on lire sur l'arrêté préfectoral. Une surveillance accrue est demandée sur les eaux souterraines, nappe Jurassique supérieur, pour garantir la protection de la ressource en eau vis-à-vis de potentielles pollutions émanant de la surface.

Les terres agricoles annexées pour l'exploitation du calcaire retrouveront leur vocation première au bout de 30  ans. A cette fin, l'entreprise s'engage à remettre les surfaces en état au fur et à mesure de l'exploitation du site. Démarches consignées point par point dans le projet initial et validé par le préfet. 

 

 

 

 

Il le dit

André Retault, délégué communal de Pouligny-Saint-Pierre de la FDSEA

« Je pense que le bon sens l'a emporté. On a toujours besoin de construction, de route, de chemin, autant les réaliser avec de la matière première collectée à proximité plutôt que de faire venir des camions de régions voisines ou de l'étranger ; ce n'est pas très écologique. Favorisons les apports locaux.

Les terres caillouteuses où sera implantée la carrière, ne sont pas celles où l'on tire les plus grands rendements du fait de leur typologie. La remise en culture peut apporter un plus du point de vue agronomique puisqu'elles seront moins chargées en cailloux ».

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Nicolas Pailloux, président de la chambre d’agriculture de l’Indre. ©Charly Pirot
Nicolas Pailloux, un local au national

Chambres d’agriculture France fonctionne comme ses échelons locaux et départementaux avec des sessions, un bureau, un conseil d’administration et d

En plus des marchés traditionnels, de nombreux producteurs, à l'image de Sylvain Rabaté, participent aux marchés de Noël, ce qui nécessite d'adapter la production en conséquence. ©DR
Produits laitiers : une organisation millimétrée

À l’approche des fêtes de fin d’année, les producteurs de produits laitiers mettent les bouchées doubles et voient les choses en grande quantité.

La Région a inauguré une nouvelle station Rémi+ Autopartage, à Martizay, le 9 décembre dernier. Le véhicule en libre-service a vocation à faciliter les déplacements du quotidien en territoires ruraux. © D.R
xxxxxx
Rémi+ Autopartage poursuit son déploiement

Le 9 décembre, à Martizay, la Région a inauguré une nouvelle station Rémi+ Autopartage.

Les membres de la Société d'agriculture de l'Indre se sont penchés sur l'avenir de la société et sur les sujets pouvant être porteurs pour l'agriculture à horizon 2027-2030. ©B.R
La SAI à la recherche d’un nouveau souffle

Doyenne des associations de l’Indre, ancêtre de la chambre d’agriculture de l’Indre, la Société d’agriculture de l’Indre (SAI) s’est interrogée sur

©D.R
George Sand mise en lumière au Château Raoul

Du 19 décembre au 4 janvier, les Rendez-vous féeriques reviennent au Château Raoul.

(photo principale)
grenier à sel
©TDT
Descartes : du sel de la gabelle à l’industrie papetière

À la limite du département de la Vienne, Descartes est une ville chargée d’histoire.

Publicité