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Technologie
De la ville à la campagne : un défi technologique à relever

Conçu pour circuler en zone urbaine, le véhicule autonome utilisé pour l’expérimentation va nécessiter quelques adaptations pour circuler en zone rurale.

Légende
Les technologies embarquées doivent être configurées pour répondre aux conditions de circulation en Brenne
© Navya

«L’autonom cab », tel est son petit nom, développé par la société lyonnaise Navya, est un bijou de technologie, offrant le premier transport personnalisé et partagé autonome. Le véhicule autonome peut être employé comme un taxi, on commande au préalable son trajet, via internet ou son smartphone. « Dans le cadre de l’expérimentation, il sera plus utilisé comme un bus, avec des départs à heures fixes dans un premier temps avec des arrêts adaptés dans chacune des communes desservies, via la départementale avec bande axiale, afin de permettre une meilleure conduite de la part du véhicule autonome, détaille Jean-Bernard Constant. En tant que conducteur, nous le savons, sur les petites routes nous mordons bien souvent le bas-côté pour faciliter un croisement de véhicules. Le véhicule autonome ne peut pas réaliser ce genre de conduite pour le moment, d’où ce choix de trajet ».  

L’adaptation de cette nouvelle technologie aux problématiques rurales est un véritable challenge en soi. Tout d’abord, la vitesse d’évolution de l’engin doit être revue afin de passer de 20-30 km/h à 50 km/h. Mais surtout, il est nécessaire de remanier son système de pilotage afin qu’il colle aux exigences du territoire de la Brenne, en tenant compte de l’étroitesse de certaines rues, des carrefours, des ronds-points. Même si le trafic est loin d’être aussi dense que dans les mégalopoles françaises, il faut que le véhicule autonome puisse gérer l’arrivée soudaine d’un tracteur, d’autres imprévus « ainsi que les intempéries telles que des vents violents, la neige ou les fortes averses. C’est pourquoi l’expérience durera au moins un an », avance le responsable.

Par ailleurs, la navigation sur route ouverte nécessite un minutieux travail de cartographie, pour garantir une sécurité de conduite optimale et des trajets calculés au plus juste. Pour le bon fonctionnement de ce nouveau type de transport partagé, pouvant fonctionner 24h/24, il sera nécessaire de sécuriser le réseau 4G ainsi que de réaliser quelques aménagements de voirie. Tout doit être opérationnel pour 2021, début de l’expérimentation en plein cœur de Brenne. 

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