Aller au contenu principal

ACTION SYNDICALE
FDSEA - JA 36 : « marre de se faire balader »

Un an à peine après les premiers mouvements de protestations agricoles, rien n’a bougé. Un constat plus amer que dénoncent la FDSEA et les JA de l’Indre, dans un contexte d’urgence et d’exaspération. A leur initiative, dans la nuit du 18 octobre, les agriculteurs ont redécoré les grilles de la préfecture avec plus de 350 panneaux de communes.

L’appel à mobilisation lancé par la FDSEA et les JA 36, en milieu de semaine dernière, a rapidement tourné dans la campagne. Tous avaient à cœur de répondre au mot d’ordre : « Marre de se faire balader ». 

Pour l’illustrer, les agriculteurs de chaque secteur ont déboulonné les panneaux d’entrée d’un maximum de communes dans la nuit du 18 au 19 octobre. Ils ont ensuite convergé vers Châteauroux pour les suspendre aux grilles de la préfecture

« Les promesses sans lendemain, on en a marre ! », lâche un éleveur de Boischaut sud, en accrochant les panneaux. A quelques mètres de là, panneaux à la main, un céréalier en Boischaut nord remarque que « l’on a rarement été si nombreux sur une mobilisation, ce qui est la preuve d’un besoin de reconnaissance des difficultés que l’on rencontre depuis des années, et d’autant plus cette année avec la campagne pourrie qu’on vient de passer ». A ses côtés, un éleveur de Brenne ajoute en déchargeant le coffre de son véhicule : « et on ne sait pas comment on va pouvoir financer la prochaine campagne. On est à sec, faire le dos rond pour nombre d’entre nous ça n’est plus possible ». 

 

UN ACTE SYMBOLIQUE  POUR REMETTRE LA PRESSION

« Les manifestations de l’hiver dernier ont été entendues, mais les résultats peinent à se concrétiser. Après l’année climatique compliquée, des récoltes chaotiques, la trésorerie des agriculteurs est au plus mal, tout comme le moral. Il faut que les choses bougent. L’Etat nous balade, à nous de le balader », expliquent Mélanie Soulas-Barrault, présidente des JA 36 et Jérôme Tellier, président de la FDSEA de l’Indre. 

Au final en quelques heures, près de 350 panneaux ont été accrochés aux grilles de la préfecture. « Même s’il y a des doublons et des triplons, cela représente la quasi-totalité des communes du département*», souligne la présidente des JA36. 

Cette action syndicale se voulait symbolique, pacifique et sans dégradation. « Histoire de maintenir la pression, avant de prochaines mobilisations où on saura monter d’un cran si besoin, assure le président de la FDSEA de l’Indre aux agriculteurs présents. On veut des actes qui aillent dans le bon sens ! », sous-entendu : la simplification administrative, stopper les superpositions réglementaires, lutter contre la concurrence déloyale, ne plus avoir d’interdiction sans solutions et la mise en place du contrôle unique…

 

* Le département de l’Indre en compte 241.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Le cortège scande « Ursula go home ». Tous les représentants syndicaux européens demandent son départ de la présidence de la Commission européenne. ©B.R
Ne jamais rien lâcher

Le 21 janvier restera dans les mémoires : les députés européens ont voté pour saisir la Cour de Justice de l'Union européenne sur l'accor

Alix Fruchon, députée, était présente à Strasbourg aux côtés des agriculteurs de l’Indre pour soutenir le « non au Mercosur ». ©B.R
« Ne plus être la variable d’ajustement »

Tout comme pour Bruxelles en décembre, une délégation d’une vingtaine d’agriculteurs de l’Indre a répondu présent à Strasbourg.

Donner aux jeunes les clés de l’installation

 Naturapolis accueillait pour la 20ème édition du  Forum de l’installation organisé par Jeunes agriculteurs Indre, le 8 janvie

Depuis les années 30, Argenton-sur-Creuse est le théâtre des concours limousins  (photo datant du début des années 80). ©Archives AP
Le haut lieu des concours limousins

 Depuis 1928, les concours limousins font partie intégrante de la vie agricole du département.

Certains éleveurs et taureaux ont marqué l’histoire de la race sur le département. Souvent volontaires et précurseurs, ces grands noms de la race ont œuvré pour son essor au sein du département . © Archives AP
70 ans de progrès génétique collectif

En 1955, tous les groupes d’éleveurs limousins du département se fédèrent pour faire avancer la race. 70 ans après, le syndicat limousin de l’

Le syndicat limousin de l'Indre a décidé de suspendre l'édition 2026, au regard des conditions sanitaires. Tous espèrent accueillir leurs homologues pour l'édition 2027. © Archives AP
Argenton-sur-Creuse, sans limousins

Initialement prévu les 30 et 31 janvier, le concours interdépartemental limousin d’Argenton-sur-Creuse n’aura pas lieu.

Publicité