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La collaboration salutaire pendant les moissons entre pompiers et agriculteurs

 Depuis le début des moissons, les sapeurs-pompiers de l’Indre ont été mobilisés sur plusieurs feux d’espaces naturels. Théo Cron, capitaine, fait le point sur la situation.

Les sapeurs-pompiers de l’Indre sont grandement mobilisés en cette période de fortes chaleurs au plein cœur des moissons.
© Frédéric Bonnisseau/SDIS 36

Plusieurs feux de récolte se sont déclarés le weekend dernier dans l’Indre. Théo Cron, capitaine des sapeurs-pompiers de l’Indre dénombre 32 incendies d’espaces naturels, soit 49 ha au 28 juin. « Ces incendies concernent l’espace agricole. Nous n’avons pas eu d’incendie de forêt dans le département », souligne-t-il. Les feux d’espaces naturels représentent une à deux interventions par jour pour les sapeurs-pompiers de l’Indre. A Levroux, 25 ha ont brulé dimanche 25 juin mobilisant une trentaine de pompiers et 7 engins. « Ces véhicules sont les mêmes que ceux utilisés lors des feux de forêts. Nous en avons 12 dans l’Indre. Les pompiers envoyés sont spécialement formés sur ce type d’intervention. La technique est différente d’un feu urbain. L’objectif aujourd’hui, c’est que 75 % des effectifs soient formés », détaille le capitaine des sapeurspompiers de l’Indre. Le même week-end, un feu de récolte à La Champenoise, sur une parcelle d’orge de 38 ha a été maitrisé par 22 sapeurs et sept véhicules. Quelques heures plus tard, à Jeules-Bois, un incendie s’est déclaré dans un champ de blé de 10 ha. Auparavant, le 22 juin, les pompiers de l’Indre sont intervenus à Lureuil pour un feu de bâtiment agricole de 1 800 m². Grâce aux réflexes des agriculteurs en attendant l’arrivée des pompiers et l’action de ces derniers, 50 ha ont pu être sauvés à Levroux, Jeu-les-Bois et La Champenoise. Sur les feux de récolte et de chaume, la collaboration entre agriculteurs et pompiers est essentielle. « Ils sont de précieux alliés pour limiter la propagation du feu avant notre arrivée. Beaucoup ont le réflexe de passer un coup de herse pour faire la part du feu, limiter la propagation et sauver des hectares. Un feu de récolte se propage très rapidement à hauteur de 500 à 600 m toutes les 10 minutes », note le capitaine Théo Cron. La cuve à lisier remplie d’eau, l’extincteur dans les engins ou encore réaliser ses travaux le matin plutôt que l’après-midi, sont autant de bon réflexes à adopter pour limiter la propagation des incendies.

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