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LA GESTION DU TEMPS DE TRAVAIL, MOTEUR DE LA PRODUCTION

Une ferme d’élevage avec un atelier de transformation réclame une gestion du temps de travail stricte pour optimiser
sa production. Au sein de l’EARL du Vesché, la famille Forand a appris à s’organiser pour faire fonctionner son système.

A quelques kilomètres de Pouligny Saint Pierre, l’EARL du Vesché est l’une des nombreuses exploitations inscrites dans l’AOP du fromage de chèvre de Brenne. Patricia, Jean-Luc et plus récemment Benjamin Forand, leur fils, sont installés en production caprine avec transformation et vente directe.

APPRENDRE PAR LA TRANSMISSION

C’est en 1996, que Jean-Luc a décidé de reprendre une ferme d’élevage de chèvres. Originaire du Poitou, il s’est installé hors cadre familial, mais il n’était pas pour autant étranger au fonctionnement d’une exploitation agricole. Ses parents possédaient en effet une ferme en production caprine. « Il existe une véritable histoire avec l’elevage de chèvres sur cette exploitation. Nous devons être la troisième ou quatrième génération d’éleveurs. C’est d’ailleurs grâce à l’ancienne propriétaire que j’ai appris à faire du fromage. L’aspect transmission a été très important dans mon projet. » En 2000, Patricia s’est installée et en 2002, la société a été constituée. Contrairement à son mari, elle n’était pas issue d’un milieu agricole, il lui a donc fallu tout apprendre. « J’ai fait quelques formations pour la fabrication mais j’ai moi aussi surtout appris sur le tas. » Pour valoriser correctement leur production, l’EARL du Vesché a adhéré au GIE Berry/Touraine. Ils ont ainsi l’opportunité de faire découvrir leur fabrication en dehors des frontières de l’Indre, voire de la France. « Ce qui compte, c’est la valorisation ! insiste Jean-Luc. Avec le GIE, nous exportons des fromages en Allemagne et auparavant en Angleterre. C’est une très bonne chose pour la visibilité du pouligny saint pierre et pour celle de notre exploitation. »

UNE ORGANISATION DU TRAVAIL RIGOUREUSE

Avec un cheptel actuel de 130 chèvres, composé principalement de saanens, la gestion du temps de travail est essentielle. Car la traite, les cultures et la fabrication de fromages n’attendent pas, d’autant plus avec de la vente directe. L’installation de Benjamin en mars 2017 a permis à Jean-Luc et à Patricia de se dégager plus de temps pour se consacrer à d’autres postes. « Nous avons un employé à trois quarts temps. Généralement, c’est lui qui s’occupe de la traite. Mais c’est vrai que l’installation de Benjamin a été très positive pour nous, car outre la vente directe sur la ferme, nous faisons également cinq marchés par semaine. Cela permet d’avoir toujours quelqu’un sur la ferme. » Ainsi chacun a des postes spécifi ques, même si tout le monde apporte son aide dans les travaux du quotidien. Patricia s’occupe principalement de la fabrication et de la vente, tandis que Jean-Luc et Benjamin s’attèlent plus aux tâches de gestion des animaux et des cultures.

PRÉPARER LA REPRISE DE L’EXPLOITATION

Dans la réflexion inhérente à son installation, Benjamin a toujours eu dans l’idée d’intégrer l’EARL, même si, pour ce faire, il a changé complètement de voie professionnelle. « J’ai été boulanger pâtissier pendant huit ans, mais c’est un métier qui ne me passionnait plus. Devenir agriculteur était toujours dans un coin de ma tête, je suis né dedans. Je me suis formé ; j’ai passé un BPREA et suivi le parcours classique à l’installation à la chambre d’agriculture. » Son projet s’appuie avant tout sur la préparation à la reprise de l’exploitation. C’est une réflexion familiale car, comme l’explique Benjamin, « dans 10 ou 15 ans, mes parents seront en retraite. Il s’agit de bien organiser la transition, car pour le moment je suis tout seul. »

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