Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Abattoir du Boischaut
La réouverture espérée en février

Deux actions ont été menées lundi dernier. Le matin, les salariés ont découvert le travail des éleveurs. Le soir, une réunion a rassemblé apporteurs et clients invités à s’engager moralement pour un retour vers l’établissement.

Attendue depuis la diffusion, début novembre, de la vidéo accusatrice postée par l’association L 214 et depuis la fermeture administrative qui s’en est suivie, la réouverture de l’abattoir du Boischaut est espérée pour le courant du mois de février. C’est ce qui a été compris, même si aucune date précise n’a été donnée, lundi dernier lors d’une réunion rassemblant tous les acteurs de la filière. Une trentaine de personnes y ont participé : des apporteurs, des membres du groupe de soutien à l’abattoir et des clients.

Président de la communauté de communes « La Châtre-Sainte-Sévère », gestionnaire des lieux, François Daugeron a fait le point sur l’avancement d’un dossier que tout le monde sait sensible parce que placé sous les feux des médias mais aussi d’une administration évidemment pointilleuse. « Et c’est normal, disait un des participants à l’issue de cette rencontre. L’établissement va être étroitement surveillé, ça se comprend. Il ne faut donc pas se louper. Quitte à en passer par une reprise progressive de l’activité avec les lancements successifs des lignes bovins, porcins puis ovins. »

Avant de programmer les travaux imposés par la réglementation, après trois mois d’inactivité, donc de perte sèche, et à l’aube d’un premier semestre 2019 qui sera forcément impacté, les responsables de la structure ont tenu à s’assurer de la fidélité des apporteurs et des clients.

Pouvaient-ils s’engager moralement à revenir vers Lacs avec le même nombre de bêtes après être partis, forcés, vers d’autres horizons : Saint-Amand, Bellac, Limoges ou Confolens ? Telle était la question. Sur le principe, la réponse a été positive.

D’un bout à l'autre de la chaîne

Toujours en espérant une reprise d’activité rapide, Pascal Plazanet, nouveau directeur de l’abattoir, a programmé des journées de formation pour le personnel. C’est ainsi qu’une dizaine de salariés ont été amenés à visiter trois exploitations agricoles ce dernier lundi.

« Beaucoup d’entre eux, confie un professionnel, n’avaient aucune notion de ce qu’est le monde de l’élevage. Ils n’avaient même jamais visité une exploitation. Ils ont découvert notre travail et nos équipements, notamment de contention, plus élaborés que ceux dont ils disposent à l’abattoir. Enfin, ils ont pu mesurer notre attachement à exercer notre métier en assurant le bien-être animal dont on aimerait bien qu’il soit présent aussi en bout de chaîne. »  

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 6.25€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Vignette
Élevages cherchent éleveurs
Dans l’Indre, les producteurs caprins bénéficient d’une valorisation intéressante de leurs produits grâce notamment aux AOP.
Vignette
La passion avant tout
Isabelle Genevier est éleveuse caprine et productrice de fromages à Veuil.
Vignette
La mouche tueuse arrive dans l’Indre
L’assemblée générale du GDMA, qui s’est tenue le 29 mars, a fait le bilan de 2018.
Un plan d’action en cours
La progression de la myiase Wohlfahrtia se poursuit de manière inquiétante.
Vignette
La mouche tueuse arrive dans l’Indre
L’assemblée générale du GDMA qui s’est tenue le 29 mars a fait le bilan de 2018.
Préserver une bonne ambiance en bâtiment
Les bâtiments d’élevage réagissent différemment en fonction de la température.
Publicité