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L’anticipation, le maître-mot d’une bonne transmission

  A l’approche du départ à la retraite, nombreux sont les agriculteurs qui s’interrogent sur le devenir de leur structure. La transmission s’anticipe et les professionnels sont épaulés dans ce cheminement par la chambre d’agriculture de l’Indre, via son service transmission. 

Prendre sa retraite revêt de multiples facettes et s’anticipe. « Tout l’enjeu de la transmission réside dans sa préparation. En effet, il y a tout un ensemble de facteurs interconnectés à prendre en compte. Il est important que le futur cédant comprenne qu’il ne doit pas se focaliser uniquement sur les éléments propres à l’exploitation agricole (bâtiments, matériel, cheptel, foncier…), mais aussi dans un même temps, prévoir l’après en pensant à la famille, les besoins du ménage, le patrimoine non agricole, la fiscalité, etc. », énumère Michel Georjon, responsable de l’équipe installation-transmission. C’est en ce sens que le service de la chambre d’agriculture de l’Indre accompagne les chefs d’exploitation.  

L’EXPLOITANT AU CENTRE DES DÉCISIONS

« Concrètement, une dizaine d’années avant de passer le cap, il faut se poser la question : qu’adviendrat-il de mon outil si je stoppe mon activité ? Cela permet un départ serein en ayant balisé un maximum le terrain. Plus on anticipe sa transmission, plus la cession d’activité se déroule bien », estime le chef d’équipe.  Pour que tout se mette en musique, la chambre d’agriculture de l’Indre a mis en place un schéma d’accompagnement à la transmission. Celui-ci débute par un passage au Point accueil transmission (PAT) où les conseillers sensibilisent, informent et orientent le professionnel.  Vient ensuite le Cap filière transmission qui est un suivi sur trois-quatre ans. En découle l’établissement d’un plan d’action à travers divers entretiens, puis des suivis annuels sont réalisés tous les ans jusqu’à la cession d’activité.  Toutes ces étapes mènent au Pacte. Ces deux dernières années permettent à l’exploitant de définir son projet de transmission, d’avoir un appui à la recherche et au choix du repreneur, ainsi qu’un appui à la formalisation de la transmission. « Toutes ces étapes permettent au chef d’exploitation de prendre du recul sur son outil et d’avoir une vision à 360° dessus, avec l’aide de son conseiller transmission et les autres conseillers de l’exploitant comme la MSA, la banque, le service comptable, etc., poursuit-il. Tout au long du parcours, l’exploitant reste au centre des décisions de sa transmission. Cela est fondamental »  

UN ACCOMPAGNEMENT À LA CARTE

La chambre d’agriculture de l’Indre fait du sur-mesure pour que l’accompagnement soit en adéquation avec les problématiques propres à chaque exploitant. « Ce processus permet également de faire sauter des verrous, des craintes que peut exprimer l’exploitant. Outre les volets formels et administratifs, le côté humain et psychologique n’est pas à négliger. Prendre du recul, se poser certaines questions peut remuer pas mal de choses, un blocage subsistant peut être un frein pour la suite », a-t-il constaté à de nombreuses reprises. Le parcours à la transmission comporte certaines prestations gratuites, d’autres payantes, « mais le montant est epsilon face à l’enjeu », assure Michel Georjon, dont l’équipe met tout en œuvre pour chaque exploitant engagé dans le processus de cession-transmission.

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