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PASSION
Le modélisme naval, des petits bateaux plus vrais que nature

L’association Mini-Nautic 36, d’Arthon, réunit 21 membres, de 16 à 76 ans, tous mordus par la même passion : le modélisme naval. Un passe-temps alliant patience, agilité, curiosité et débrouillardise.

Qu’ils soient à voile, à vapeur, électrique, que ce soient des voiliers, des bâtiments de guerre, de plaisance, de pêche, ou des bateaux insolites, tous les férus de modélisme naval peuvent trouver leur bonheur, « et leurs spécialités au fil du temps  » note Michel Cressent, membre de l’association Mini-Nautic 36 et ancien président. 60 ans de modélisme Michel, militaire à la retraite, est tombé dans le modélisme très tôt. « J’ai débuté, à 14 ans, par les maquettes d’avions, puis j’ai vite dévié sur le modélisme naval, plus raisonnable » . Après plus de 60 ans de maquettisme derrière lui, il est toujours animé par la même ferveur, et transmet cette passion aux jeunes membres de l’association. « On a construit des navires, mais on les pilote aussi. On a mis en place des séances de pilotages pour les petits nouveaux mais aussi pour se perfectionner, une sorte de bateaux-école, dont je suis l’un des " instructeurs " » .

LE PERFECTIONNEMENT AU QUOTIDIEN

La diversité des profils des membres de l’association est une aubaine pour tous, selon Michel, « on apprend des autres, les plus jeunes apportent leur vision du modélisme et de nouvelles approches techniques, et nous les plus expérimentés ont leur transmet la patience, la finesse des réglages, un œil extérieur. La différence d’âge et les années de pratique s’estompent vite, la passion reprend vite le dessus  » . Au sein du club, certains se sont spécialisés dans des domaines comme la mécanique, l’électricité, ou encore l’électronique. Ils partagent leurs savoir-faire avec les autres adhérents, voire repensent avec eux le circuit de mise en fonctionnement du navire. Une collaboration conviviale permettant à tous d’avancer ensemble.

CALME ET PRECISION

« Une maquette peut prendre entre 1 à 3 ans de construction. On y va tranquillement, à notre rythme. Ça fait beaucoup d’heures qu’il ne vaut mieux pas compter » sourit Michel. Plan à l’appui pour la conception de la coque, les renforts de cales, le système d’appareillage, les cabines du personnel navigant, les détails du poste de pilotage, l’emplacement des filets de pêches pour les chalutiers, celui de l’armement pour les bâtiments de guerre ou encore les divers chargements comme celui d’un porte-conteneurs ou d’un méthanier. La construction de ces maquettes se déroule de la même manière que pour un bateau réel. «  Ce sont les modèles réduits de vrais bateaux navigants ou ayant navigués. Sur nos plans nous avons les mêmes éléments que ceux répertoriés à l’échelle 1 » précise le passionné. Tous ont chez eux un antre dédié au modélisme avec tout le matériel nécessaire, avec parfois des accessoires ou objets que l’on n’aurait pas imaginé voir dans un atelier de modélisme naval. « Certaines pièces sont faciles à avoir, pour d’autres il faut être ingénieux. Par exemple, ici, c’est un moteur d’essuie-glace  » , montre Michel, en ouvrant la cale de son méthanier, le Cap Carbon . Les cales de ce navire sont grandes, assez larges, l’accès au mécanisme est aisé, mais ce n’est pas toujours le cas « bien souvent, on y va à la pince à épiler, avec l’aide d’une loupe, pour déposer les divers éléments du mécanisme. »

DE LA MISE EN SCENE 

Le club se réunit tous les samedis après-midi, et participe ou organise une douzaine de sorties dans l’Indre et les départements voisins. Dimanche 16 juin, les spectateurs ont pu découvrir ce travail d’orfèvre, admirer des régates de voiliers ou les concours de vitesse, mais aussi un petit spectacle scénarisé en fin de journée. Le script était simple : collision entre un méthanier et un petit navire avec l’intervention de remorqueur, d’une navette de la SNCM et d’un baliseur signalant les nappes de pollution (représentées avec de la fluorescéine, totalement inoffensive pour l’environnement). «  Le spectacle naval est un peu notre marque de fabrique au club. J’ai construit le méthanier, il y a quelques années. Pour le spectacle, j’ai volontairement mis un coup de scie dans la coque pour créer un mécanisme permettant au bateau de perdre sa proue et de disperser du polluant. Et déclencher ensuite un début d’incendie, tout en maintenant le navire en flottaison et navigable avec la manette téléguidée. Quand j’ai annoncé mon projet, les collègues m’ont pris pour un fou. Ce n’est pas très grave, la maquette a eu une seconde vie » relate Michel avec détachement, en rangeant soigneusement la maquette de son Cap Carbon , après la démonstration.

 

Contacts: 
Mini Nautic 36, Arthon :  11 place de la mairie, 36 330 Arthon  06 06 72 72 27  
mininautic36@gmail.com  http://mininautic36.e-monsite.com/
 

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