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Solidarité
Les agriculteurs viennent en aide aux soignants

La FDSEA de l'Indre s'est engagée dans la collecte de vêtements de protection à destination des établissements de soins du département. Un geste modeste mais qui témoigne d'un élan de solidarité.

Dans une situation où le confinement entame fortement le moral des Français, de nombreuses initiatives d'entraide se mettent en place pour aider le personnel soignant à lutter contre le virus. Les hôpitaux ou les EHPAD font face à une pénurie de masques ou de blouses qui accroit fortement les risques de contamination.

La générosité de la profession

La FDSEA de l'Indre a décidé de mener une action afin de récupérer un maximum de blouses de masques ou de gants. Les syndicats intercommunaux de l'organisation se sont engagés dans cette démarche en contactant des exploitants et différents fournisseurs agricoles pour collecter du matériel de protection à destination des centres de soin. « De nombreux agriculteurs ont, dans leur famille ou leurs connaissances, des infirmières ou des aides-soignantes, indique Pascal Robert, agriculteur à Ardentes. Chacun connait les difficultés auxquels ils ou elles doivent faire face. Des actions se mettent en place dans nos campagnes comme l'apport de nourriture à destination du personnel médical par exemple. Avec d'autres agriculteurs nous avons décidé de participer à l'effort collectif à notre petit niveau. Dans notre métier, nous utilisons des blouses ou des gants pour manipuler les produits de traitement, nous avons donc demandé à nos partenaires avec lesquels nous travaillons habituellement de nous suivre dans notre démarche. »

Une action qui a reçu un accueil très positif de la part des concessions agricoles, mais qui s'est parfois heurtée dans certains secteurs à la réalité du terrain. « Ma compagne travaille en EHPAD, précise Cyril Girouard installé à Vicq-sur-Nahon. Au début de la crise, les masques n'étaient pas obligatoires dans ces établissements. Aujourd'hui il est très difficile pour le personnel de s'en procurer. Dans mon secteur, tous mes appels sont restés vains, non pas par manque de volonté, mais tout simplement par absence de stock.»Heureusement d'autres ont été plus chanceux et les premiers vêtements de protection ont été distribués au centre hospitalier de Châteauroux, « Grace à deux entreprises locales, j'ai récolté une vingtaine de combinaisons à usage unique et plusieurs boites de gants », rapporte Denis Carroy de Meu-net-sur-Vatan.  Pour Pascal Robert, la collecte fut encore meilleure, « pour le moment, j'ai récupéré près de 80 blouses, une vingtaine de lunettes ainsi que des gants et des visières. Cela peut paraître dérisoire, mais si cela permet d'aider quelques soignants à se protéger, c'est déjà ça, dans une situation comme celle-ci, toute aide est bonne à prendre. »

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