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Dossier enseignement
Les élèves dans la peau de concepteurs

 Une des promotions du lycée Naturapolis a eu la chance de se voir attribuer une mission d'envergure municipale : repenser l'aménagement des abords de la porte de Champagne de Levroux. Un projet qu'elle espère voir se concrétiser, tant ses propositions ont plu à l'équipe municipale de la commune. 

La municipalité de Levroux souhaite aménager les abords de la porte de Champagne, en cours de réhabilitation. Les idées proposées par les élèves de Naturapolis ont beaucoup plu à la municipalité, qui finira peut-être par s’en inspirer.

Pendant deux mois, les élè ves de Terminale STAV* aménagement du territoire du lycée Naturapolis se sont mis dans la peau d’un concepteur afin d’imaginer comment aménager la porte de Champagne située à Levroux. Une demande très sérieuse puis qu’elle a ensuite été restituée à un comité composé de membres de l’équipe municipale, d’architecte, d’associations historiques et de l’Unité départementale de l’archi tecture et du patrimoine. « Les deux groupes d’élèves ont dû se mesurer aux différentes contraintes liées à l’architecture et à l’histoire de la ville, tout en répondant aux demandes de la municipalité », explique Caroline Perdaems, pro fesseure d’économie et coordina trice de ses deux classes. 

UNE MISE EN SITUATION CONCRÈTE

Grâce à différents partenariats de longue date, l’EPLEFPA Natura polis permet à ses élèves et étu diants de participer à des projets concrets, en les immergeant dans la réalité des métiers convoités. Avec un partenariat avec le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), le lycée peut activement participer à l’amé nagement territoriale d’un lieu. Ainsi, les élèves de cette filière de Bac technologique ont réfléchi à l’aménagement des abords de la porte de Champagne. « La principale requête de la municipalité était de faire revivre le lieu, tout en faisant ressortir le passé historique de la porte pour que les passants s’y attarde agréablement », explique Emelyne Pujolle, professeure en aménagement du territoire. Afin de sublimer la réhabilitation de la porte, il fallait pouvoir lire l’his toire de la ville, faire apparaitre un ancien rempart et suggérer l’emplacement des douves. Pour les élèves de terminales, c’est l’occasion de mener un projet concret en mettant en application la théorie apprise en cours (méthode de croquis, mise à l’échelle, etc) et de construire leur savoir avec une situation réelle, des enjeux et des contraintes. « Ils se sont rendus sur site afin de contextualiser, de prendre des photos, des mesures, etc. Après recherches, réflexions travaux et réalisation d’un plan, chaque groupe a pu restituer un projet. Cela a été une vraie source d’implication où chacun a pu se révéler et se sentir partie prenante de son propre projet », note la professeure. 

ET SI LE PROJET ÉTAIT RÉELLEMENT ADOPTÉ ?

« Les deux projets proposés se sont révélés être de très grande qualité. Les groupes ont été galvanisés par l’obligation de présenter un projet abouti à M. Rousseau-Jouhanet, maire de Levroux et aux instances s’assurant de la conformité du projet avec le patrimoine présent sur place et avec La municipalité de Levroux souhaite aménager les abords de la porte de Champagne, en cours de réhabilitation. Les idées proposées par les élèves de Naturapolis ont beaucoup plu à la municipalité, qui finira peut-être par s’en inspirer. l’histoire dont il est le vestige », note Caroline Perdaems. « Ils sont même allés plus loin que ce qu’on leur demandait dans la recherche de végétaux et dans la thématisation », ajoute Emelyne Pujolle. Mais le projet ne s’arrête pas là. Après les premiers examens du Bac en mars, les deux groupes se réuniront de nouveau pour fusion ner leur projet, en tirant le meilleur de chacun des deux. Celuici sera présenté officiellement à la com mune qui l’adoptera en partie ou s’en inspirera pour aménager les abords de son édifice historique. L’année prochaine, l’équipe ensei gnante espère reprendre un projet tel que celuici avec les futurs élèves. Sans oublier qu’une autre filière, professionnelle cette fois ci, aura peutêtre la chance de travailler sur la mise en valeur de la place du « Berger couché » à Levroux, de la conception à la réa lisation. « Ces projets permettent de maintenir un lien important et nécessaire avec les communes qui s’investissent pour les jeunes », conclut Caroline Perdaems.

* STAV : sciences et technologies de l’agronomie et du vivant.

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