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Lorna Wiltshire : une photographe qui flashe pour l’Indre

Lorna Wiltshire et son compagnon Pierre ont quitté l’Angleterre pour la France et ont été séduits par le charme de l’Indre. Depuis leur déménagement, elle immortalise en photographie le département, ses animaux et ses habitants. 

Née dans le comté de Sussex en Angleterre, Lorna Wiltshire a toujours aimé la nature et les animaux. Sa mère étant photographe de mariage, elle l’accompagnait souvent. Devenue adulte, elle s’est lancée dans le prêt-à-porter, puis est ensuite devenue styliste pour particulier et décoratrice d’intérieur. Passionnée depuis toujours de colorimétrie, elle utilisait ses connaissances pour trouver des vêtements le mieux accordés à ses clients.  A Londres où elle a vécu et travaillé, elle rencontre Pierre, un Français venu de Tours. Ensemble, ils s’installent dans une maison victorienne jusqu’au Brexit qui a fait germer une graine dans l’esprit de Lorna Wiltshire. Quelques temps plus tard, alors en pleine recherche de maisons à acheter en Angleterre, son champ d’investigation s’étend finalement outre-Manche...  La jeune femme qui se sent bien et protégée dans la nature regrette en effet le manque d’espace en Angleterre. Elle est aussi rapidement conquise par la richesse et les espaces naturelles de l’Hexagone. En 2018, le couple s’installe en location dans l’Allier, tout en recherchant une maison ailleurs. Chemin faisant, ils tombent amoureux de l’Indre, mais aussi d’une maison à Chassignolles dans laquelle ils s’installent en 2021.

Cartes postales et marque-pages

Lorna Wiltshire découvre les chemins ruraux, ces voies où les cavaliers et marcheurs se baladent immergés dans la nature. Elle décide alors d’immortaliser les animaux et les paysages qu’elle observe autour d’elle. Très vite, elle se rapproche des éleveurs chez qui elle achète du fromage et autres produits et avec leur consentement, commence à les photographier.  Ses clichés illustrent bientôt des cartes postales, de cartes doubles ou marque-pages dans des boutiques à la ferme, à La Poste de Crevant et celle de Chassignolles, des épiceries et magasins de producteurs. Le design a été judicieusement pensé et le lettrage, vert foncé, orne notamment les cartes de visite. Sa marque « Le chemin rural », inspirée de ses pérégrinations, est centrale.  Créer des cartes postales à l’heure du téléphone et du tout numérique, où l’immédiateté dans la diffusion de l’information est reine, peut paraître décalé mais « une carte, c’est personnel et ça sort de l’ordinaire. Certaines personnes les achètent comme décoration, notamment pour leurs gîtes », argumente la photographe. En Angleterre, on envoie souvent des petits mots sur des cartes tout au long de l’année et à Noël. En France, j’ai remarqué que c’est plus rare et principalement au Nouvel an. » La création de marquepages a germé ensuite, et dans ce pays de George Sand les lecteurs sont nombreux ! Leur impression est locale également puisqu’elle se fait chez Imprim’Lab à Châteauroux. Les packagings sont ornés de fleurs et des rubans de papier entourent les lots de cartes postales.

Des photos pour la mémoire

Lorna Wiltshire prend ses photos avec son téléphone portable. Elle apprécie attendre que les gens qu’elle photographie l’oublient, afin qu’ils soient authentiques et eux-mêmes. Certaines personnes lui ayant confié regretter ne pas avoir de photos de leurs animaux, depuis dans les élevages, les chèvres et volailles sont photographiées au même titre que leurs éleveurs. Pour Lorna Wiltshire, les photos « c’est comme quand on retrouve quelqu’un qu’on aime. Ça aide les gens à avoir des souvenirs. Elles sont des trésors », considère-t-elle.  Depuis son arrivée dans les campagnes indriennes, elle fourmille d’autres idées : « Je ne suis pas quelqu’un qui s’ennuie. Alors qu’en ville tout allait vite et les gens étaient stressés, j’ai beaucoup d’énergie à la campagne, ça me ressource ! »

A retrouver sur www.lecheminrural.fr

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