Aller au contenu principal

Lentilles vertes du Berry
Rendement à la peine et petit calibre

Les faibles rendements 2019 ne feront pas référence en la matière, le manque d’eau et les fortes chaleurs ont eu raison de la croissance des lentilles.

Juste sortis des blés, les producteurs de lentilles étaient à pied d’oeuvre en fin de semaine dernière. Les chantiers s’enchaînent et le constat aux quatre coins de la zone d’appellation est le même : le calibre du cru 2019 est petit, plus petit que la norme requise par le cahier des charges, qui fait état d’un diamètre compris entre 4 et 6 mm.

 

Selon les parcelles battues, la lentille flirte avec les 3.5 mm de diamètre. « Nous allons peut-être demander une dérogation auprès de l’INAO concernant le calibre, comme nous l’avions déjà fait sur la récolte 2017, pénalisée là aussi par de petits  rendements et des toutes petites lentilles. Nous demanderons la possibilité de commercialiser une lentille comprise entre 3,5 et 6 mm de diamètre. En 2017, nous avions fait des tests organoleptiques sur la demande de l’INAO et ces tests n’avaient pas montré de défauts de qualité ou de perte de saveurs », détaille Cécile Taillandier, responsable commerciale de la Société Cibèle.

 

Une récolte délicate avec de faibles rendements
Le faible calibre est la conséquence directe du manque d’eau. « Depuis son implantation, en mars-avril, nous souffrons du déficit hydrique. La levée était délicate, longue, de façon hétérogène dans les parcelles, en plusieurs fois », souligne Florent Limousin, producteur à Vatan et Brion.

 

Le 18 juillet, sous sa batteuse défilait, lentement, ses 25 hectares de lentilles, des plantes plus petites qu’à l’accoutumée, demandant une vigilance de tout instant pour ne pas remonter de cailloux dans la barre de coupe. Afin de récolter le maximum de lentilles, le producteur bat son champ toujours dans le même sens. « Aujourd’hui, avec la brise, elles regardent vers Châteauroux, alors je les prends à rebrousse poil. Malgré cette méthode, la trémie ne se remplit pas vite. C’est une mauvaise récolte, le grain est petit par manque d’eau et la canicule l’a cuit. En quantité, ça ne sera pas fameux mais n’ayant pas été sujette aux maladies, on espère que la qualité sera là », espère Florent.

 

Sur le secteur d’Issoudun, dans des terres très superficielles, les rendements sont plutôt faibles autour de 15 q. Et, autour de Brion/Saint-Aoustrille, les 20 q de moyenne sont à peine atteints, « dans tous les cas, petit calibre cette année, mais jolie couleur et beau grain même petit. Très peu de casses, conditions de récolte parfaites », résume Cécile Taillandier.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Dès le premier jour de vie, les chevrettes sont isolées dans un bâtiment dédié, avec un suivi de prise de colostrum précis et une initiation à l'alimentation à la louve. ©B.R
Élevage de chevrettes : une gestion minutieuse du colostrum

À Diou, Jérémy Chipault porte un soin particulier à ses chevrettes. Garantes de l'avenir du troupeau, aucun poste est à négliger. Témoignage.

©D.R
Jday et Natchav, la liberté de la vie nomade

Jday, plus connu sous le nom Le Nomade du futur sur les réseaux sociaux, arpente la France en vélo-roulotte avec son chien.

Simon Perrin a obtenu son bac S à Naturapolis en 2013. Désormais, il travaille comme chercheur dans un laboratoire de Stockholm. ©S.P
Filière générale : la richesse de l'enseignement

Au lycée agricole Naturapolis, la filière générale scientifique séduit les élèves par la qualité de son enseignement et ses options.

En BTAS ACS'Agri, les étudiants se forment en cours et auprès d'élevages support en caprin et porcin. ©Saint-Cyran
BTSA ACS'Agri : répondre aux besoins du territoire

Depuis 2019, le lycée Saint-Cyran, à Saint-Cyran-du-Jambot, propose un BTS agricole spécialisé sur la conduite des exploitations agricoles.

Après une approche théorique des gestes qui sauvent, les participants se sont exercés au massage cardiaque et ont posé des capteurs du défibrillateur sur des mannequins. ©B.R
Premiers secours : des gestes essentiels

Être prêt à venir en aide lors d’un accident nécessite d’être formé.

Le 21 janvier, la chambre d’agriculture, les quatre syndicats et les services de l’Etat avaient déterminé comment le département pouvait se positionner pour mobiliser le fonds d’urgence. ©D.R
Aide fonds d'urgence : une réponse insuffisante

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a signé le 29 janvier la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’euros à destin

Publicité