Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Sécheresse : d'importantes pertes sèches

L'ensemble du département est placé sous restriction d'eau depuis des semaines, coupant ainsi les vannes d'une partie des irrigants pompant dans le milieu. Pour certains, les pertes sont considérables.

L 'irrigation n'est pas employée uniquement pour les cultures de maïs ou de tournesol, de nombreux irrigants ont pris le parti de produire des cultures à forte valeur ajoutée comme des portes graines, des petits pois ou haricots destinés à la consommation humaine. Sans eau, la culture dépérit.

Sur Villegongis, Laurent Chaperon, irrigant sur la Trégonce, avait semé 10 hectares d'haricots rouge pour la consommation humaine. Par manque d'eau, le producteur ne peut que réaliser un amer constat : rien ne pourra être récolté, ce qui représente une perte de près 25 % du chiffre d'affaires de l'exploitation. « La prestation de service pour la récolte coûtera plus cher que le rendement, autant ne pas récolter ». Un constat similaire chez d'autres producteurs de cultures à forte valeur ajoutée, comme les portes graines, la betterave. « Les betteraves ont été récoltées avec un rendement moindre, et les haricots, il va falloir nettoyer le champs, faute de gousses ». Implantés début mai, les haricots ont pu bénéficier d'un tour d'eau avant la floraison ou avant la canicule de juin, « ils étaient magnifiques », témoignent-t-ils. Un apport que la culture a su valoriser rapidement mais les fortes températures et le manque d'eau ont fait couler les fleurs. « Il y a quelques gousses, rare sont celles avec des haricots dedans. Ceux présents ne sont pas plus gros que des petits pois », détaillent les producteurs d'haricots rouge. Certains ont sollicité les services de l'état afin d'obtenir une dérogation pour « réaliser un dernier tour d'eau pour que la floraison puisse aller à terme. Les dérogations nous ont été refusées », explique-t-ils.

Les agriculteurs touchés par les restrictions déplorent qu'aucune différence soit fait entre les cultures de maïs classiques par exemple et celles à destination de la consommation humaine. « Il est souhaité que l'on diversifie nos assolements, que l'on tende vers les productions à forte valeur ajoutée. On investit pour sortir du système, avec un raisonnement agronomique et économique, et finalement, on ne nous encourage pas à faire autre chose que les rotations classiques, à nous remettre dans le moule ». Aujourd'hui, tous sont en contact avec des experts afin d'évaluer au plus juste les pertes et voir si l'assurance récolte peut être déclenchée pour aléas climatiques, malgré l'arrêté préfectoral.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 6.25€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Vignette
Evaluation des risques : Systera, un facilitateur de la vie de l'employeur
L'amélioration des conditions de travail est essentielle pour motiver et fidéliser les salariés estime Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA, respo
Vignette
Cueillette des champignons, mode d’emploi
L’automne est la saison des champignons, on le sait.
Vignette
Des plantes et du lait
Gaillet, galega, euphorbe. Entre ces trois genres de plantes, très différents, le lait est une sorte de trait d'union.
Vignette
Dégât de gibier : Le barème 2019 est connu
Les agriculteurs victimes de préjudices dans leurs cultures en 2019 vont pouvoir être indemnisés selon un barème qui vient d’être arrêté.
Vignette
A Eguzon, on ne manque pas de piquant
Eguzon, la Creuse, le lac et… la châtaigne.
Vignette
Filière volaille : Une opportunité à saisir dans un contexte particulier
Depuis 2017, dans le Centre-Val de Loire, de nombreux agriculteurs ont saisi l’opportunité de créer un atelier volaille.
Publicité