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Sécheresse : l’avenir incertain des chênes de repeuplement

La forêt est l’objet de toutes les attentions. La demande en bois-construction et en bois-énergie augmente alors que les populations d’arbres de la région dépérissent. Les effets du climat sur nos forêts se font de plus en plus ressentir, et les actions de repeuplement ne suffisent pas toujours. Explications.

L’été 2022 n’a pas été clément : rayonnement solaire puissant, fortes sécheresses et canicules, autant de facteurs aux conséquences néfastes sur la végétation. Lorsque les arbres manquent d’eau pendant une longue durée, ils sont mis en situation de stress hydrique. Ils vont donc adopter des stratégies pour s’économiser, comme la fermeture de leurs stomates (pores à la surface des feuilles qui permettent les échanges gazeux de l’arbre) afin de moins transpirer. La feuille va donc sécher et tomber de l’arbre... Depuis dix à quinze ans, les experts forestiers déplorent un dépérissement des forêts et l’implantation de certaines espèces est désormais presque impossible. « C’est une situation critique, notamment pour les chênaies », ajoute Patrice Boiron, expert forestier dans l’Indre. L’eau : problème majeur Les peuplements de gros bois sont particulièrement affectés par le déficit hydrique qui se cumule d’une année à l’autre. « Pour les arbres adultes, c’est très compliqué.

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