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Un bilan carbone pour amorcer la transition bas-carbone

Sujet très actuel mais aussi très récent, le carbone, la réduction de ses émissions et son stockage constituent un des objectifs soulevés par les différentes filières agricoles. Le diagnostic carbone est financé par de nombreux acteurs permettant aux exploitants volontaires d’en profiter. La chambre d’agriculture de l’Indre apporte aide et soutien administratifs et techniques.

Parmi les leviers possibles, on retrouve par exemple la plantation de haies, l’intrégration de couverts dans les rotations et la gestion de la fertilisation azotée

Selon un rapport publié par l’Ademe, la région Centre-Val de Loire contribue pour 4 % aux émissions nationales de gaz à effet de serre en 2018. Un chiffre en recul d’environ 16 % par rapport à 2008. Le transport est le premier secteur émetteur dans la région, suivi de l’agriculture. Les émissions de ce dernier secteur ont baissé de 6,6 % depuis 2016. Depuis quelques années, la chambre d’agriculture de l’Indre s’empare de la question de la réduction des émissions et du stockage de carbone. A ce titre, elle accompagne 7 les agriculteurs administrativement et techniquement. Les leviers proposés afin d’atténuer l’impact carbone et de favoriser son stockage résident dans la gestion de la fertilisation azotée pour une vision à court terme, par exemple. On retrouve aussi le développement de couverts végétaux en jouant sur les cultures dans une action à moyen terme et l’agroforesterie et l’implantation de haies pour atteindre l’objectif sur le long terme. « La réflexion est complexe au vu de la conjoncture actuelle. En effet, elle empêche de raisonner à long terme. De plus, on manque de références sur les leviers et marge de progrès », note Laura Benoist, conseillère d’élevage bovin lait à la chambre d’agriculture de l’Indre. Elle poursuit : « nous ne disposons que d’une poignée d’années de recul sur le sujet. C’est en partie pour cela que nous ne pouvons mener qu’une réflexion globale ».

Conjoncture par filière

La chambre d’agriculture a répondu au troisième appel à projet France Carbon Agri Associés, dans une démarche d’approfondissement de l’approche. « C’est aussi l’occasion de montrer que les filières s’intéressent au sujet et que l’on y travaille », ajoute-t-elle. Le but est d’accompagner les agriculteurs sur cinq ans, afin de suivre le plan d’action mis en place après le diagnostic carbone réalisé dans leur exploitation et ainsi prétendre à des crédits carbone. Une cinquantaine de fermes ont été diagnostiquées depuis 2020. Un mouvement qui s’accélère légèrement. « Cela suit les objectifs des filières de réduire leur empreinte carbone, afin à terme de réduire les coûts de production », explique Laura Benoist. La filière bovin lait a été dans les premières à amorcer le mouvement. Elle est, aujourd’hui, peu à peu suivie par les autres filières. « En grandes cultures, la filière s’est également emparée du sujet, mais demeure dans l’attente de réponse et de stabilité de la conjoncture. De plus, alors que les prix des intrants pourraient favoriser la réduction des apports, l’effet météo n’est pas à l’avantage des réflexions carbone. Moins de gel et plus de chaleur impliquent une augmentation des adventices, soit un passage mécanique de plus et donc une utilisation plus importante de carburant », détaille-t-elle. 

Le coût des diagnostics

La réalisation du diagnostic et du plan d’action est chronophage, et donc coûteuse. La chambre d’agriculture de l’Indre constitue un dossier qui est ensuite envoyé dans les différentes structures finançant les démarches. En effet, la Région, l’Ademe, l’Idèle, le Criel et Interbev participent à la réalisation de ces diagnostics carbone. En 2022, l’ensemble des aides couvraient le coût du diagnostic pour les éleveurs volontaires. Le logiciel Cap2ER permet ensuite de calculer le bilan carbone de l’exploitation, grâce à de nombreuses données. La production et le stockage de carbone de l’exploitation sont comparés à un système de référence national. Enfin, des feuilles de route ou plans d’action sont rédigés afin d’accompagner l’agriculteur dans l’amélioration de son bilan carbone. « L’objectif à terme est d’engager une transition bas carbone dans un contexte de changement climatique », relate Laura Benoist, avant de conclure « même s’il est complexe de se projeter à long terme, on peut encore réfléchir et se poser des questions afin de trouver des leviers d’actions applicables concrètement sur le terrain et n’entravant pas la rentabilité des exploitations ».

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