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Installation
La passion avant tout

Isabelle Genevier est éleveuse caprine et productrice de fromages à Veuil. Installée depuis le 1er octobre 2015. L’accompagnement d’un conseiller de la chambre d’agriculture l’a conforté dans ses démarches.

Fille d’éleveurs, Isabelle Genevier a toujours voulu s’installer. C’est en se formant qu’elle a pris le goût à l’élevage caprin, ce qu’elle ne regrette pas du tout aujourd’hui.

Comment vous est venue l’idée de s’installer en agriculture et plus particulièrement en élevage caprin ?

Isabelle Genevier : Cela a pris plusieurs années avant que mon projet ne se concrétise. Je suis issue d’une famille d’éleveurs. J’ai toujours voulu travailler au contact des animaux et devenir éleveuse un jour, mais pas obligatoirement en chèvres. Malheureusement mes parents ont été obligés d’arrêter l’exploitation familiale. Ne pouvant plus reprendre la ferme, j’ai voulu acquérir de l’expérience dans le domaine des animaux. J’ai fait plusieurs formations et j’ai travaillé dans différentes structures mais toujours en lien avec ma passion. J’ai suivi un BPREA au lycée agricole de Châteauroux, cela a été le déclic pour moi. S’installer en élevage caprin avec de la transformation m’est apparu comme une évidence. J’ai donc poursuivi mon cursus en intégrant le CS caprin.

De quelle manière avez-vous concrétisé votre projet d’installation ?

I. G. : Mon projet initial était de m’installer avec un cheptel de 50 chèvres et un atelier de vente directe, mais je ne souhaitais pas m’installer immédiatement. J’ai préféré faire du salariat pour voir d’autres productions, d’autres manières de faire et acquérir de l’expérience. Et puis je devais trouver une structure disponible. Durant cette période je ne faisais pas trop de prospection. C’est par l’intermédiaire d’une amie, que je me suis mise en relation avec M. Chichery. Il cherchait un repreneur depuis 4 ans et avait subi plusieurs échecs. Je n’y allais pas du tout pour me positionner sur une éventuelle reprise. Mais après une nouvelle déconvenue dans la cession de son exploitation, il m’a proposé de reprendre la ferme. J’ai longtemps hésité, car j’étais seule et c’était un élevage important. J’ai finalement décidé de me lancer.

Avez-vous eu des craintes lorsque vous avez décidé de reprendre l’exploitation ?

I.G. : Oui, bien sûr. Je savais que c’était une exploitation viable. Avec M. Chichery nous avions convenu qu’il resterait sur l’exploitation en tant que salarié pour m’aider pour les terres et les chèvres. Mais j’avais surtout des craintes par rapport aux aides à l’installation, car nous pouvons les perdre si notre entreprise ne répond plus aux critères demandés pour leur attribution. Il est très difficile de prévoir ce qui va se passer sur son exploitation. Heureusement j’ai été bien accompagnée par Alain Aufrère, le conseiller à la chambre d’agriculture de mon secteur. Il m’a beaucoup rassurée. Mais cela reste tout de même une épée de Damoclès au-dessus de notre tête.

Vous êtes installée depuis 2015. Avez-vous mis beaucoup de temps à trouver votre rythme de fonctionnement ?

I.G. : Je n ’ai pas encore totalement digéré mon installation. Nous avons eu quelques difficultés au départ, avec notamment un incendie dès la première année qui m’a obligé à revoir le planning de mon projet. Actuellement j’ai 150 chèvres. J’utilise la totalité du lait pour la transformation. J’organise également des visites de groupes, que M. Chichery avait déjà mises en place sur l’exploitation. C’est beaucoup de travail, même avec une salariée. Ce que j’attends désormais c’est de ne plus être JA pour pouvoir voler de mes propres ailes.

Si vous aviez un conseil à donner aux personnes souhaitant s’installer en agriculture, quel serait-il ?

I. G. : Il faut bien penser son projet. Voir ce qu’il est possible de faire ou non. Il ne faut pas hésiter à repousser son installation pour acquérir des compétences par l’intermédiaire du salariat ou de formations. Je pense également que le parcours à l’installation proposé par la chambre d’agriculture est un passage obligatoire. C’est une aide précieuse pour éviter de faire des erreurs. Mais le plus important, c’est d’être passionné par ce que l’on fait. C’est la condition sine qua none pour réussir son projet.

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