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Photovoltaïque
Le collectif garantit une meilleure rentabilité

Produire de l’électricité en collectif via l’implantation de panneaux solaires sur les bâtiments agricoles est une opportunité pour les agriculteurs. Un quatrième groupe accompagné par la Fdsea est en formation pour 2019/2020.

En adoptant la loi relative à la transition énergétique en août 2015, la France s’est dotée d’objectifs ambitieux en matière de développement des énergies renouvelables qui doivent représenter 23 % de la consommation énergétique totale d’ici 2020. Pour favoriser leur déploiement, l’Etat français subventionne les énergies vertes à hauteur de 3 milliards d’euros par an.

Si la France parviendra difficilement à atteindre l’objectif fixé, il n’en demeure pas moins que la production d’électricité de source renouvelable ne cesse de croître, notamment via le solaire. A titre d’exemple, durant le premier semestre 2018, cette dernière augmentait de 5 % par rapport au premier semestre 2017. Cette dynamique s’accentue avec la baisse des coûts de production de l’électricité faisant du parc solaire photovoltaïque le plus compétitif de tous.

Une opportunité pour les agriculteurs

Les panneaux solaires fleurissent sur les bâtiments des particuliers comme des professionnels. Le monde agricole entend bien s’emparer de cette opportunité ! De plus en plus d’agriculteurs profitent d’une baisse sensible du prix des modules photovoltaïques et du soutien public pour faire construire des bâtiments neufs dont les toitures produisent de l’électricité. Chaque kilowattheure d’électricité injecté sur le réseau par le producteur est vendu à EDF qui est obligé d’acheter cette énergie à un prix fixé par arrêté. Cette obligation d’achat pèse sur le fournisseur historique pour une durée de 20 ans. Ce mécanisme assure une rentabilité normale des capitaux investis sur la durée de vie des installations : le bâtiment est remboursé dans son intégralité.

Dès lors, tout agriculteur qui souhaite installer des panneaux photovoltaïques d’une puissance crète inférieure à 100kW peut bénéficier de cette obligation d’achat. Au-delà de 100 kW, il faudra répondre à un appel d’offre de la Commission de régulation de l’énergie et proposer un prix d’achat pour l’électricité produite en risquant de ne pas se voir octroyer le contrat d’achat du fait de la compétition entre les offres.

Un accompagnement par la Fdsea

Par ailleurs, un tel projet peut s’inscrire dans une démarche collective : en région Centre-Val de Loire, plusieurs Fdsea/Udsea accompagnent des groupes d’agriculteurs dans la constitution de sociétés qui vont porter le projet de construction (ou de rénovation) des bâtiments agricoles sur lesquels sont installés des panneaux solaires.

La Fdsea de l’Indre s’investit dans la création et le suivi administratif de sociétés d’agriculteurs telle que la SAS Indre Agri SolElec composée de 47 agriculteurs qui ont déjà mis en service 19 centrales photovoltaïques en 2015 et devraient en installer 68 autres d’ici fin 2019 et la SAS Agri Solaire 36 composée de 9 agriculteurs ayant construit 11 bâtiments en 2017. Et les associés partagent ce constat : construire et produire collectivement améliore la rentabilité du projet.

En effet, la mutualisation des coûts de construction des bâtiments et des frais de raccordement au réseau, ainsi qu’une plus grande marge de négociation avec tous les partenaires du projet (banques, assurance, entrepreneurs du BTP) permettent de faire baisser le coût du projet de façon importante. Pour 2019/2020, la Fdsea, en partenariat avec la chambre d’agriculture, relance une démarche collective.

La prochaine réunion d’information aura lieu jeudi 28 février 2019 à 14h, à la Fdsea à Châteauroux et aura pour thème les conséquences juridiques et fiscales d’investir en collectif.

Pour toute information complémentaire, contacter la Fdsea au 02.54.07.66.66 ou la chambre d’agriculture au 02.54.61.61.13.

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