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TEMOIGNAGE
Viande bovine : « je mets un point d’honneur sur le circuit court »

Maxime Moczulski, directeur du Super U de Saint-Benoît-du-Sault et du U Express du Blanc, est un habitué des concours de vaches à viande des Hérolles. Ce 14 septembre, il a acheté cinq vaches issues d’élevages du département.

Maxime Moczulski, associé du Super U de Saint-Benoît-du-Sault et du U Express du Blanc. ©B.R
Maxime Moczulski ( à gauche), associé du Super U de Saint-Benoît-du-Sault et du U Express du Blanc, accompagné de son ami Jérémy Laroche, qui joue du clicker lors des enchères. . ©B.R
© B.R

Sur le secteur, vous êtes connus pour proposer à l’étal de vos enseignes majoritairement des vaches locales. Combien d’animaux cela représente-t-il ?

Maxime Moczulski : En effet, depuis 30 ans, j’achète des bêtes sur pieds dans l’Indre en majorité, mais aussi un peu en Vienne et Haute-Vienne. Je mets un point d’honneur sur le circuit court, en viande bovine et ovine. Entre le Super U de Saint-Benoît-du-Sault et le U Express du Blanc, je passe entre 125 et 140  vaches à l’année. Tout se négocie en direct avec les éleveurs, soit dans mon bureau, soit à la ferme. À titre d’exemple, depuis 25 ans je travaille avec un éleveur qui n’a pas de bêtes présentes sur ce concours, je lui ai acheté pas loin de 1 100 bêtes.

 

Pourquoi avoir fait ce choix du circuit court il y a 30 ans, alors que les GMS passaient plutôt par les centrales d’achats ?

M.M : J’ai fait ce choix car je n’aimais pas entendre qu’en grande surface nous ne pouvions pas avoir une aussi belle viande qu’en boucherie traditionnelle, et puis, parce que je voulais choisir de bonnes bêtes issues d’élevages français. Nous sommes dans un bassin d’élevage, il faut valoriser le savoir-faire de nos éleveurs. À travers cette démarche, je voulais proposer un partenariat fiable et durable. Cela permet à l’éleveur d’avoir une meilleure rémunération et aux consommateurs d’avoir de la viande de qualité avec un prix correct sur l’étal.

 

On passe entre 125 et 140 vaches à l’année

 

Au dernier concours en mars, vous aviez acheté huit vaches, aujourd’hui cinq. La plupart d’entre elles sont primées, est-ce une course à la plaque ?

M.M : Je suis représenté à chaque concours de vaches de boucherie aux Hérolles car, selon les dates, je ne peux pas être disponible toute la matinée.

J’essaie de remporter les enchères sur les bêtes présentées par les éleveurs avec qui je travaille le reste de l’année. Et si la vache est primée, c’est gage de qualité. Avec l'éleveur, nous recevons chacun une plaque ; de ce fait, je peux exposer la plaque à la boucherie du magasin lorsque la viande issue de cette vache est présentée à l’étal avec le nom de l’éleveur, etc.

Les bêtes achetées aujourd’hui seront commercialisées entre le 15 et le 31 décembre. En attendant, elles retournent chez leurs éleveurs. Pour le règlement, il se fera lors de la dernière pesée à l’entrée abattoir, en respectant le prix du kilo fixé ce jour à la vente. C’est un prix garanti.  

 


Détails des achats pour les GMS locales

Les deux génisses charolaises du Gaec Les Rabussières (Chaillac) rejoindront l'étal du Super U de Saint-Benoît-du-Sault. L'une, prix d'excellence, (840 kg) a été achetée 8,70 €/kg et l'autre, Super prix d'honneur (825 kg) à 8,80 €/kg. À Saint-Benoît-du-Saut, sera également commercialisée la limousine de Jean-Michel Prost (Prissac), 800 kg pour 8,20 €/kg.

La championne, vache charolaise de 860 kg, a été acquise au prix de 9,20 €/kg. La vache, issue du Gaec Dubus Derville (Chaillac), ira au U Express du Blanc. Tout comme la limousine label rouge de Vincent Courat (86) de 780 kg, qui a été acquise à 8,40 €/kg.
Quant au grand prix excellence génisses de la race charolaise label rouge (920 kg), issue de l'EARL La Charolaise à Prissac, elle sera à l'étal du Leclerc du Blanc, et a été acquise au prix de 8,60 €/kg.


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