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VIE RURALE
Le labour à plat n’a plus de secret pour Maxime Bernadac

Grand habitué des concours de labour, Maxime Bernadac a peaufiné sa technique au fil des ans. L’agriculteur d’Anjouin a représenté le département lors de la finale nationale, dans le Doubs, les 7 et 8 septembre. Il n’est pas près de raccrocher la charrue.

Ouverture, rectitude, profondeur, gestion des court-tours, dérayure finale et régularité n’ont plus de secret pour Maxime Bernadac, agriculteur trentenaire installé sur Angouin. Il faut dire qu’il participe aux concours de labour depuis ses 14 ans. « J’ai fait mon premier concours lorsque les Jeunes agriculteurs de Saint-Christophe-en-Bazelle ont organisé une épreuve à l’occasion de la fête de la moisson à Bagneux. Au-delà du concours en lui-même, c’est la passion du métier et le savoir-faire qui me motivent pour faire ce type de concours », explique-t-il.  

 
TENDRE VERS UNE EXÉCUTION PARFAITE 

Pour s’entrainer, il a vite acheté une charrue. Une charrue qu'il a perfectionnée au fil des concours, « sans quoi je n’aurai pas les bons résultats que j’ai en concours. C’est un combo : j’ai amélioré ma technique, tout en améliorant mon matériel », précise-t-il. Car sur les concours de labour, les concurrents viennent avec leur propre matériel, un matériel qui doit respecter le cahier des charges des concours.  

Après un temps essai d’environ 2 heures pour s’adapter au terrain et régler leur charrue, les compétiteurs partent pour 2h15 d’épreuve. Soit 15 minutes pour effectuer le tracé d’ouverture et 2 h pour labourer l’intégralité du bloc défini. Une fois l’ouverture effectuée, le candidat s’arrête et la raie est notée, puis il peut poursuivre son travail. Pour le labour à plat, neuf critères sont notés pour arriver à un total de 100 points. « Le plus important est d’être rectiligne pour l’ouverture, pour les bandes de labour et pour la dérayure finale. L’apparence générale du labour est aussi un facteur important, pour faire la différence », détaille Maxime Bernadac, ajoutant que « on doit respecter une profondeur autour de 20 cm. Le non-respect des règles ou une mauvaise exécution du labour entraîne des pénalités ».  

Son point fort : avoir la meilleure dérayure. Pour cela, il mesure beaucoup ses sillons en cours d’épreuve pour rectifier le tir si besoin, « notamment lors des court-tours pour finir pile-poil là où il faut. La dérayure finale doit obligatoirement se terminer vers le plus grand côté de la parcelle. Sinon c’est 10 points de pénalité, ça fait mal sur la note finale »  

 
DERNIER TOUR DE PISTE  EN RÉGIONAL ET NATIONAL 

Finir sur le podium lors des concours locaux et départementaux est pour lui devenu une habitude. « J’ai plusieurs fois représenté le département en finale régionale. D’ailleurs, cette année aura été ma dernière puisqu’on a le droit qu’à cinq finales régionales. Cette année était ma cinquième », explique-t-il avec un petit pincement au cœur.  

Lors du dernier Terr’agri à Châteauroux, il avait fini premier du concours de labour en planche, lui donnant accès à la finale régionale début septembre. Finale qu’il a aussi survolée, en se classant premier de sa catégorie, le sélectionnant de fait pour la finale nationale qui s’est déroulée il y a quelques jours dans le Doubs, lors de Terre de Jim. « J’avais déjà participé à la finale nationale en 2017, à Compiègne. J’avais fini 12e sur 15. A cette époque ma charrue n’était pas aussi améliorée que maintenant, et les réglages peut-être moins bien faits. Mon but cette année est de faire mieux », espérait-il quelques jours avant la finale. Il conclura son expérience nationale à la 10e place, relativement content de sa prestation.  

 

PROCHAINE ÉTAPE,  LE CONCOURS EUROPÉEN ? 

« Du fait de ne plus pouvoir concourir à plat en raison de mon palmarès et des limites fixées pour que tous aient sa chance, j’ai dans l’optique de me sélectionner pour le concours européen de labour 2025 » avance Maxime Bernadac, qui n’a pas dit son dernier mot à plat. 

Pour viser l’Europe, les compétiteurs doivent « justifier d’avoir participer à cinq finales régionales et avoir fait au moins un national, spécifie-t-il. Et, je coche toutes les cases, alors pourquoi pas tenter ? »  

Pour prétendre être de nouveau en lice pour les départementales et les régionales, il devrait changer de catégorie et passer en planche. Mais « le labour en planches est une discipline qui ne me plait pas. Je préfère labourer à plat en brabant », lâche-t-il.

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