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Contrôle de performance : un outil au service de l’amélioration de la génétique de son troupeau

Régis Lequeux de Roussines utilise les données issues du pointage réalisé par Bovins croissance pour affiner sa sélection génétique et choisir les animaux à présenter en concours.

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Les rendez-vous pointage sont l’occasion pour l’éleveur de bénéficier d’un regard extérieur sur son troupeau.

 Mardi 13 août, 20 limousines de moins de 12 mois de Régis Lequeux passaient à l’inspection lors d’une session de pointage effectuée par Bovins croissance. Une démarche consistant à examiner un animal à un âge défini pour en dégager ses points forts et faibles.

 

« L’idéal est de réaliser les pointages avant les 12 mois des veaux, soit entre le sevrage et la mise en vente », précise Ophélie Bourdeau, en charge du contrôle de performance. Fin mai, cette dernière était déjà intervenue chez Régis Lequeux, pour passer au crible une cinquantaine de veaux. Mi-août, les bêtes à pointer étaient réparties dans différents lots. A charge pour la conseillère bovin viande de la chambre d’agriculture de l’Indre de rester concentrée sur l’animal à noter, en faisant abstraction des autres, pour rester objective. Il ne faut en effet surtout pas établir de comparaison entre les individus d’un même lot. Ce qui n’empêche pas, une fois la notation terminée, de débriefer avec l’éleveur et recueillir ses avis et remarques.

 

A la Grange Dauphin, à Roussines, « sont répartis en lots les veaux que je garde, ceux destinés à la vente, les futures bêtes de concours que je dois préparer pour les présentations à venir. Le pointage et l’index des mères joueront sur mon choix définitif quant à l’avenir de certaines bêtes pour lesquelles j’ai des doutes », explique Régis Lequeux.

 

Pointé, c’est pointé

La mise en place des rendez-vous pointage est relativement simple. En effet, l’éleveur déclare ses naissances via Boviclic ; les données remontent au référencement national « et nous, à Bovins croissance, nous récupérons ces informations et appelons l’éleveur adhérent pour connaître ses périodes de sevrage. Les rendez-vous sont calés en fonction dans la foulée », détaille Ophélie Bourdeau. Une fois, sur place, via une tablette tactile, elle évalue les développements musculaire, squelettique et la docilité de l’animal (lire ici). La moyenne des notes obtenues entre en compte dans le calcul des index, ainsi que l’âge du veau au moment du pointage, et son état “ maigre ou gras ”, l’échelle d’appréciation variant entre 1 et 10.

 

Une fois fixées, ces notes sont immuables. Ainsi, si le conseiller est amené à intervenir de nouveau sur une même exploitation, ou qu’il recroise un animal déjà pointé ultérieurement, il lui est impossible de les modifier, et ce même si certains critères ont évolué. Pointeur comme éleveur s’accordent sur le fait qu’un des aspects les plus ardus de l’exercice réside dans l’estimation du développement musculaire et de son évolution. Celui-ci dépend non seulement de l’alimentation mais aussi et surtout de la capacité du jeune à la valoriser plus ou moins rapidement. Celle-ci est très variable d’un animal à l’autre.

 

 Une bonne base pour la sélection

Pour Régis Lequeux, le pointage fournit une bonne vue d’ensemble des produits issus d’un même taureau, « savoir précisément si ce sont plutôt les critères du développement musculaire ou squelettique qui ressortent à chaque fois, ou si c’est hétérogène ». Ces indications et indexations aident aussi pour les croisements à venir au sein de l’élevage, « pour accentuer certains critères déjà présents ou corriger les défauts ». En fonction, le choix de la mère sera différent.

 

De même, les notes du pointage l’aident lors des concours, au même titre que les index, « pour peaufiner la sélection à présenter ». Elles aiguillent aussi les acheteurs et « entrent en jeux lors des négociations », constate l’éleveur.

 

Pour sa part, il s’attache à étudier de près la notation du bassin de ses génisses. « Un bon bassin influe sur la facilité de naissance, donne une idée de l’ouverture pelvienne. Des critères importants pour la race et pour s’assurer en tant qu’éleveur que les vêlages se dérouleront dans les meilleures conditions, poursuit-il. Si tout se passe bien lors du premier vêlage des génisses, on va poursuivre la lignée pour préserver et développer ce critère ».

Un axe d’amélioration qui lui réussit plutôt bien puisque sur ses 83 vêlages en 2018, il n’est intervenu que sur 2, dont un avec des jumeaux.  

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