Aller au contenu principal

Filière viande : Boucher, un nouveau métier pour de nouvelles attentes

Pour les consommateurs, le boucher est le garant de viande de qualité et d’origine locale. Le métier a dû s’adapter aux nouvelles habitudes alimentaires, comme en témoigne Julien Marsais, de Villedieu-sur-Indre.

Julien Marsais : « Même si Blason Prestige reste encore confidentiel dans l’Indre, mes clients se retrouvent dans ce que je leur propose. »

Eleveur, abatteur, boucher ou organisme de promotion sont des acteurs essentiels de la filière viande. Tous, à leur niveau, contribuent à valoriser l’origine et la qualité des produits, recherchées aujourd’hui par les consommateurs. Julien Marsais est l’un des maillons de cette chaîne. Boucher à Villedieu-sur-Indre, il travaille la viande depuis plus de vingt ans.

Un métier en évolution

La viande reste toujours à ses yeux une tradition dans les repas de famille, même si l’approche des consommateurs a évolué. « J’ai repris la boutique familiale en 2016 avec ma compagne, mais j’ai travaillé pendant près de 20 ans avec mon père. La manière de consommer de la viande a changé, en tant que professionnel, nous devons proposer autre chose désormais. Lorsque nous nous sommes installés, nous avons choisi de laisser la boutique du centre-ville de Villedieu pour nous consacrer prioritairement aux marchés et aux tournées. »

Ce choix, Julien Marsais et sa femme Céline l’ont fait en pleine connaissance de cause. Le constat de la boucherie dans l’Indre est en effet sans appel : en un peu plus de 15 ans, la moitié des boutiques ont fermé leurs portes faute de repreneur. «Aujourd’hui, les grosses pièces de viande sont difficiles à valoriser en l’état. Il n’est plus possible de proposer des rosbifs de 800 g, comme c’était le cas avant. Les clients recherchent des produits de qualité bien sûr, mais aussi des choses simples à cuisiner et en petite quantité. C’est ce que nous essayons de faire, mais ce n’est pas forcement possible lorsque l’on tient une boutique en ville. » En proposant des préparations simples en plus des morceaux traditionnels de la viande de boucherie, le jeune boucher valorise ainsi l’intégralité des pièces de l’animal, tout en conservant une clientèle fidèle.

La qualité est prioritaire

Mais la qualité reste sa principale préoccupation. Tous ses produits sont estampillés Label Blason Prestige Limousin, un gage de traçabilité et de qualité reconnu par les amateurs de viande. « Les carcasses me sont fournies par l’abattoir de Brive. Tous mes animaux, porcs, agneaux, boeufs ou veaux proviennent d’élevages limousins. Le cahier des charges du Blason oblige les artisans partenaires à ne proposer que des viandes label. Même si Blason Prestige reste encore confidentiel dans l’Indre, mes clients se retrouvent dans ce que je leur propose. J’ai des stocks volontairement limités, je ne fais aucun rachat de viande, pour des raisons économiques, mais également pour préserver la qualité. Mais je travaille en bonne entente avec mes collègues, si je n’ai plus la pièce de viande demandée, j’oriente le client chez un autre boucher présent sur le marché. Il faut absolument conserver cette image positive de la boucherie, c’est pour moi, l’unique solution pour préserver notre artisanat. »

L’image de la viande n’est pas celle que l’on pense, contrairement aux idées reçues, la consommation de produits carnés n’est pas en chute libre, bien au contraire. Julien Marsais l’admet lui-même, ses ventes sont en augmentation sur cette année.  

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Aurore Paysanne
Consultez le journal L'Aurore Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal L'Aurore Paysanne
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Delphine Pineau, de l'Idele, a fait un point sur la conjoncture en bovin allaitant. ©B.R
« Tous les actes de production sont rémunérateurs »

Les perspectives de marché en filière viande bovine étaient le sujet phare du comité d’orientation élevage de la chambre d’agriculture de l’Indre,

Depuis fin octobre, Aurore Neau a retrouvé le plaisir de la traite grâce à sa  nouvelle salle de traite, composée de deux quais de 16 postes et un plancher mobile. ©B.R
Salle de traite d'occasion : un gain financier

A Azay-le-Ferron, Aurore Neau construit une nouvelle salle de traite pour gagner en confort de travail et pour retrouver le plaisir de la traite, g

Les deux robots aspirateurs de lisier suivent les parcours enregistrés pour nettoyer plusieurs dizaines de fois par jour le bâtiment d'élevage du Gaec du Maupas. ©B.R
Nettoyage : du tracteur à l'aspirateur

Le Gaec du Maupas, à Martizay (36), a automatisé le nettoyage de son bâtiment d'élevage et de son aire d'attente.

Les opérations Sainte-Catherine se veulent conviviales et intergénérationnelles. ©B.R
Une haie aux multiples usages

Opération Sainte-Catherine chez les Hannequart, à Saint-Lactencin, avec la Fédération départementale des chasseurs de l'Indre et une quarantaine d'

Selon une enquête, en bovin allaitant par exemple, 19 % des répondants sont équipés de détecteurs de vêlages, 18 % de balances électroniques, 41 % de caméras et 13 % de stations météo.  © DR
Bien choisir son outil numérique en élevage

Avant d’investir dans une solution numérique, l’Idele conseille aux éleveurs de suivre quatre étapes pour un choix adapté et durable.

Tribunes combles pour le concours-vente vaches de viande des Hérolles, le 14 novembre. Les acheteurs ont trouvé leur bonheur. ©B.R
Vente rapide pour des animaux bien finis

Alors que de nombreux concours avaient dû être annulés fin octobre début novembre en raison de la DNC, le concours vente vache de viande du cadran

Publicité